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Édito



14 avril 2019


Michel Lejoyeux candidat à la CME de l'AP-HP et à sa présidence

Il annonce les principes de son projet.


Ensemble Sauvons l'AP-HP

 

Chères et chers collègues, 

 

Dans la perspective des élections de novembre à la CME centrale, j’ai rencontré avec un groupe de collègues motivés et solidaires, des PH et des PU-PH de tous les sites et de toutes les disciplines. Nous avons reçu des témoignages inquiétants de nombre d’entre eux. Nous avons observé des situations de découragement vécues par de trop nombreux collègues lassés par des manques de moyens, de matériels, de locaux ou de perspectives ou encore à cause de postes remis en cause ou non pourvus. 

Malgré toutes ces difficultés et en particulier les contraintes financières majeures qui nous sont imposées, l’AP-HP reste dynamique, unique et unie par :

 

- ses équipes médico-infirmières de qualité, investies, impliquées dans des situations délicates, auprès de patients dont la prise en charge est souvent complexe et/ou en situation de précarité ;

 

- son activité de recherche et d’enseignement sur site et en lien avec les UFR de médecine ;

 

- ses innovations (gestion des données, robotique…);

 

- l’esprit du service public hospitalo-universitaire, la médecine humaine et exemplaire qu’elle incarne au niveau de la région, du pays et à l’international.

 

Pour que la prochaine CME conserve à l’AP-HP son dynamisme et son excellence, elle devra entendre les difficultés, conforter l’âme de notre institution et porter rapidement des projets concrets. C’est pour cela que mes collègues et moi-même souhaitons mener un travail collectif au service de cette future CME de l’AP-HP.

Les trois domaines dans lesquels, nous nous engageons sont:

 

- des actions utiles au quotidien sur la qualité de vie au travail, les facteurs générant du stress ou des conflits. Nous voulons que l’AP-HP poursuive et développe des actions innovantes et protectrices pour celles et ceux qui assurent son activité ;

 

- une visibilité plus importante donnée aux services, aux unités fonctionnelles, aux équipes soignantes pour la gestion, les investissements, les projets ;

 

- une stratégie médicale portée par les CME locales, soutenue par la CME centrale sur:

  • une réflexion sur l’offre de soin actuelle et future intégrant les équilibres entre GH et entre territoires avec une défense des structures les plus périphériques et des zones les moins dotées ;
  • des projets innovants associant notamment plusieurs disciplines ou plusieurs GH ;
  • des activités de recherche, recherche clinique, centres experts, centres de maladies rares à promouvoir avec un financement pérennisé ;

 

Des choix médicaux s’imposent rapidement. La CME que nous voulons animer les portera avec exigence et crédibilité. Elle sera l’instance centrale médicale, active, soucieuse de travailler avec l’ensemble des soignants ainsi que lesreprésentants des patients qu’elle associera aux discussions et décisions.

 

 

Pour aller plus loin dans ces propositions, je vous propose, accompagné des collègues qui s’engagent avec moi, de vous associer à cette action. Vos propositions de contribution ou de participation sont attendues par mail michel.lejoyeux@aphp.fr avant une invitation à une prochaine réunion plénière de notre liste. Vos avis viendront enrichir notre programme qui répondra à la question  essentielle :

 

« Quelles mesures doivent être portées par la nouvelle CME dès ses six premiers mois de mandat et quelles orientations à court et moyen terme doit-elle promouvoir ? ».

 


 

Avril 2019

Le SMHP recueille les propositions des collégiales de médecine sur leurs projets.


Collégiale – Syndicat de Gériatrie de l’AP-HP

 

Texte transmis par Laurent Teillet, Olivier Drunat, Agathe Raynaud Simon


Axes majeurs d’activité de la discipline et de la collégiale

 

 

 

Activité

En France, un patient hospitalisé sur trois est âgé de 65 ans et plus et un patient sur huit est âgé de 80 ans et plus. En 2017, les personnes de plus de 65 ans représentent 30 % des prises en soins du court séjour et 65 % de l’activité de soins de suite et réadaptation.

 

 

 

La gériatrie prend en soins les affections physiques, mentales, fonctionnelles et sociales, en soins aigus, chroniques, de réhabilitation, de prévention et en fin de vie, des malades âgés. Ces patients ont souvent une fragilité importante sous-tendue par de multiples pathologies intriquées évolutives qui requièrent une approche globale spécifique et pluridisciplinaire.

 

 

 

Collégiale

La collégiale représente les intérêts professionnels, moraux et matériels de ses membres. Elle préserve les intérêts de la discipline gériatrique et sa promotion, en soutenant l’exercice, l’enseignement et l’organisation de la discipline au sein de l’AP-HP. Elle défend et améliore les conditions de prise en charge des malades âgés dans les services de l’AP-HP.


La collégiale participe à la réflexion sur toute l’offre et l’organisation de la prise en soins des malades âgés sur le territoire francilien.

 


 

Orientations souhaitées pour la place de la discipline dans les futurs DMU

 

La gériatre n’est pas une discipline d’organe mais d’individu. Elle s’intégré tout naturellement dans les complémentarités des parcours de soins hospitaliers et de bonnes relations avec la ville. C’est pourquoi la plupart des DMU envisagent une collaboration avec les services d’urgence.

 

 

Il n’existe pour l’instant qu’un seul DMU purement gériatrique (Paris V).

 

 

 

Sur les territoires des futurs groupes hospitaliers, les services de gériatres tendent à travailler tous ensembles. Cette synergie permet une véritable approche populationnelle de l’offre de soins en fonction des besoins. La discipline gériatrique donne aux DMU une véritable dimension de santé publique.

 

 

 

Stratégie

La gériatrie subit une très forte concurrence des structures hors AP, qu’elles soient publiques (FHF), privées (FEHAP) ou privées lucratives, avec des rémunérations et des échelons proposés lors de l’embauche que l’AP ne peut ni ne veut concurrencer. L’attractivité de nos services est un enjeu majeur des prochaines années.

 

 

Intercollégiale de biologie

 

Document transmis par Luc Cynober

 

1. Les axes majeurs d’activité de la discipline et de la Collégiale

 

Notre Collégiale doit intervenir dans toutes les grandes questions ayant trait à notre spécialité telles que : évolutions technologiques analytiques ou clinicobiologiques, nouvelles pratiques professionnelles, veille scientifique et réglementaire, orientations en matière de formation continue.

 

En revanche, tous les sujets se rapportant aux statuts H ou HU, aux conditions salariales et de travail sont sous la responsabilité de notre syndicat, le SBPHU (affilié à la CMH).

 


2. Les orientations souhaitées pour la place de la discipline dans les futurs DMU

 

 Dans la mesure où les restructurations hospitalières liées à la création des DMU auront un impact sur le fonctionnement des structures H et HU de biochimie, il est indispensable que la Collégiale puisse être informée en amont des projets, qu’elle formule des avis et que ceux-ci soient pris en compte. Une attention particulière doit être portée à la future gouvernance des DMU et à la révision des effectifs site par site.

 

De plus, face à une situation démographique inquiétante, et dans le cadre d’une politique moyen-long terme concernant le renouvellement des biochimistes, la Collégiale doit être présente auprès des jeunes biologistes pour porter un message d’attractivité et de visibilité sur les postes disponibles jusqu’en 2025 et assurer un accompagnement auprès des responsables des services de la spécialité.

 

 

3. Les enjeux territoriaux

 

Il appartient aux responsables de DMU de définir la politique territoriale. Il appartient à la Collégiale de réfléchir à l’avenir de la spécialité de façon plus transversale. Responsables de DMU et Présidents de Collégiale doivent donc travailler ensemble pour optimiser les évolutions locales nécessaires tout en préservant les enjeux d’enseignement et de recherche dans le CHU.


Collégiale de cardiologie

Document transmis par Damien Logeart. Président de la collégiale

 

 

Les axes majeurs d’activité de la discipline et de la collégiale : 

 

- la cardiologie interventionnelle (coronaire, rythmologie, structurelle) est un axe clé de la cardio actuelle et future, et autour de laquelle se fait une grande partie de nos organisations

 

- l'insuffisance cardiaque avec d'une part une activité de recours (greffe, assistance) et d'autre part la création d'activité "nouvelles" autour du parcours de soins et suivi ambulatoire (télésurveillance, cellule de coordination, transfert de compétences)

 

- l’imagerie cardiaque dans ses différentes modalités se développe énormément et est un point de passage obligé de tout patient.

 

 

 

 

 

Orientations souhaitées pour la place de la discipline dans les futurs DMU : 

 

pas d’orientation générale définie au sein de la collégiale ni recommandation. La plupart des DMU intégreront les filières de soins et collaborations universitaires déjà existantes (chirurgie cardiaque, diabétologie, médecine vasculaire, réanimation…) et plutôt de façon transGH.

 

 

 

Enjeux territoriaux : 

 

-       Il existe une très forte concurrence avec les structures privées (cliniques/ESPIC) qui ont des équipes étoffées et de gros plateaux techniques et une érosion de la place de l’APHP dans l’offre de soins en cardiologie. L’APHP doit y répondre de façon solidaire.

 

   La stratégie des DMU doit intégrer cet aspect et aider à améliorer l’attractivité de la cardiologie APHP auprès des patients et du personnel soignant. 

 

-       Ne pas laisser de sites APHP dépourvus d’offres de soins cardiologiques.

 

    La radiologie cardiovasculaire est devenue incontournable dans la prise en charge et est souvent une porte d’entrée. Son développement est indispensable au sein de l’APHP.


20 mars 2019
Le SMHP recueille les propositions des collégiales de médecine sur leurs projets.


A l'issue d'une réunion ayant associé la majorité des collégiales, le SMHP a synthétisé les projets des collégiales de médecine.


Le premier document fourni est celui de la Collégiale de maladies infectieuses. Il a été transmis par Jean-Michel Molina, président de la collégiale, après avis des membres de sa collégiales. Les autres propositions figureront sur ce site.


 I.        Axes majeurs d’activité de la discipline  et de la Collégiale de Maladies Infectieuses et Tropicales (MIT) 

  • Structuration de l’enseignement en MIT en IDF (élection du coordinateur du DES, modalités d’enseignement en 3eme cycle).
  • Organisation du maillage médical régional en MIT (élection d’un représentant PH pour les hôpitaux non universitaires,  répartition des internes, révisions des effectifs de PH pour l’AP-HP avec classement).
  • Organisation de l’activité de conseil en antibiothérapie, rôle dans l’aval des Urgences et sur la prise en charge des pathologies infectieuses des immunodéprimés, des infections ostéo-articulaires, des pathologies tropicales.

  II.        Orientation souhaitée pour la place de la discipline dans les futures DMU

  • Mise en avant de l’expertise et de la spécificité dans le domaine des MIT. A ce titre, tout regroupement devrait être discuté pour avis au sein de la Collégiale.
  • Rédéfinition de l’activité ambulatoire en MIT, incluant la prise en charge du VIH et des IST, ainsi que la prévention des maladies transmissibles en lien étroit avec nos collègues microbiologistes (BMR).

III.       Enjeux territoriaux 

  • Relations via l’ARS Ile de France avec les autres hôpitaux non universitaires (annuaire des infectiologues, etc..)
  • Astreinte téléphonique de MIT la nuit et les week-ends  pour les établissements hospitaliers publics et privés d’Ile de France.
  • Gestion de l’activité Risques émergents biologiques COREB (Mers coronavirus et Virus des fièvres hémorragiques)
  • Prise en charge des tuberculoses multirésistantes.

 


10 février 2019

Quelles collégiales et quelle CME centrale voulons-nous,en synergie avec les CME locales ?


Document proposé par le bureau du SMHP et validé par les Collégiales et Syndicats suivants :

 Collégiale des Anatomo-pathologistes (Président Thierry Molina), Syndicat des Anesthésistes-Réanimateurs (Président Marc Samama), Collégiale d’Addictologie (Président Eric Hispard), Intercollégiale des Biologistes (Président Luc Cynober), Collégiale de Cardiologie (Président Damien Logeart), Collégiale d’Endocrinologie (Présidente Marie-Laure Raffin Sanson),  Collégiale de Génétique (Président Eric Leguern), Syndicat des Gériatres (Président Laurent Teillet), Collégiale de Maladies Infectieuses (Président Jean-Michel Molina), Collégiale de Médecine du travail (Président Jean-Claude Pairon), Collégiale de Médecine Légale (Président Patrick Chariot), Collégiale de Médecine Nucléaire (Président Emmanuel Durand), Collégiale de Médecine Physique et de réadaptation (Président Alain Yelnik), Collégiale de Médecine de Soins Palliatifs (Présidente Isabelle Triol), Collégiale de Neurologie (Présidente Marie Vidailhet) Collégiale de Nutrition (Président Sébastien Czernichow), Collégiale d’Odontologie (Président Pierre Colon), Collégiale d’Oncologie (Président Jean-Pierre Lotz), Collégiale de Pédiatrie (Président Pierre-Henri Jarreau), Collégiale de Pharmacologie (Président Jean-Jacques Kiladjian), Collégiale de Physiologie (Présidente Nathalie Kubis) , Collégiale de Pneumologie (Présidente Dominique Israël-Biet), Collégiale de Psychiatrie (Président Antoine Pelissolo), Syndicat des Radiologues (Président Olivier Hélénon ), Collégiale de Radiothérapie (Président Christophe Hennequin,  Suppléant Yazid Belkacemi), Collégiale de Réanimation (Président Antoine Vieillard Baron), Collégiale de Rhumatologie (Président Maxime Dougados)

 

Contexte 

Nous devons réussir la synthèse que les communautés médicales appellent de leurs vœux entre les  collégiales de spécialités, la CME centrale et les CME locales. Pour cela il faut rendre toute sa place aux avis et compétences des spécialités regroupées en collégiales ou syndicats. Nous ne remettons pas en cause le rôle essentiel des CME locales avec leurs missions de gestion des GH. Cette démarche ne réussira que si elle s’appuie sur les avis, expériences et expertises des médecins et autres soignants. Elle sera capable de garantir la diversité et l’unicité de l’AP-HP et surtout ses spécificités:

 

-         Etre le plus grand CHU d’Europe 

-         Réaliser 50 % des actions de recherche et de formation en France

-         Exercer dans la ville et la région un rôle primordial d’acteur public de santé

-         Proposer des références dans le soin médical et les interventions non médicales

 

L’excellence de l’AP-HP repose sur l’engagement et la compétence de ses personnels justifiant la confiance des patients. Les spécialités ont été à certaines époques directement représentées dans la CME centrale. Actuellement leurs représentants naturels sont les collégiales ou les Syndicats, regroupant l’ensemble des services d’une même discipline. Depuis plus de quinze ans, le Syndicat des médecins des hôpitaux de Paris anime et fédère les collégiales de médecine, met en avant la représentation des disciplines notamment dans les échéances électorales.

 

Nous sommes à un tournant historique pour les spécialités et l’AP-HP par son projet d’organisation en supra GH et DMU.

 Cette période cruciale pourrait voir la disparition du rôle des collégiales.  Pour éviter cela nous devons refonder et réinvestir les collégiales comme base de l’expression des médecins dans leur pilotage de l’AP-HP. La représentation de l’ensemble des services par les collégiales va dans le sens de la politique nationale de santé qui défend un « collectif soignant à qui on doit donner toute la reconnaissance et les responsabilités qui vont avec »Les collégiales peuvent et doivent redevenir ce « collectif soignant » au service des projets qui dépassent les GH.

 

Le premier temps de la refondation des collégiales passe par une validation desprincipes de base qui fondent la légitimité, la représentativité et pour finir l’utilité des collégiales à l’AP-HP :

 

Recenser l’ensemble des activités et services d’une discipline et leur niveau de spécialisation en distinguant soins courants ou de proximité, parcours de soins, permanence des soins, soins spécialisés ou de recours qu’il s’agisse de soins programmés ou non, d’activités réalisées aussi par les centres hospitaliers généraux ou le secteur privé ou de celles uniquement en place à l’AP-HP. Pour cette mission l’interlocuteur est aussi l’Agence Régionale de Santé.

 

Proposer par discipline une analyse prospective et une stratégie territoriale

Les collégiales par leur connaissance unique de l’état  de la spécialité sont les plus à même de conduire une réflexion globale sur les évolutions attendues. Le travail en commun des services d’une même discipline permet de définir les besoins locaux par bassin de vie, les redondances et les coopérations au niveau de la ville ou de la région. Ces analyses ne peuvent s’envisager au seul niveau local ni même à celui d’un nouveau GH. Elles recherchent des liens, des synergies, d’éventuelles concurrences avec les structures régionales et les Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT).

 

Reconnaître et valoriser les missions non cliniques des PH, PU-PH et MCU-PH

La partie très importante et non directement clinique du travail des praticiens hospitaliers (gestion des structures, recherche, innovation, enseignement) doit être reconnue, protégée et valorisée. Les hospitaliers et hospitalo-universitaires doivent être associés avec leurs missions spécifiques à la gouvernance des services, des DMU et des GH. 

 

Révision des effectifs 

 Les collégiales tout en respectant les choix des GH donnent un avis d’importance sur la révision des effectifs. Elles revendiqueront  dans la perspective de la disparition annoncée du  concours de PH  un rôle dans l’évaluation des recrutements.

 

Participer à une politique de recherche de l’AP-HP en lien avec les universités et par discipline

 Un groupe de « référents recherche » issus des collégiales identifiera des axes de recherche en fonction de l’ensemble des moyens et activités disponibles à l’AP-HP. Il proposera des objectifs de recherche à l’intérieur d’une spécialité et des regroupements thématiques entre disciplines proches. Il exercera une action de veille internationale sur les thématiques innovantes dont l’AP-HP doit s’inspirer.

 

Etre garant de la dimension hospitalo-universitaire de recherche et d’innovation.
Une relation doit exister en permanence entre les actions de formation et de soin dans le CHU AP-HP. Les collégiales initient et mettent en place des projets innovants intégrant une dimension de recherche et de transformation des soins. Elles promeuvent aussi des recherches intersites. Les collégiales sont également impliquées dans l’enseignement des DES

 

Fonctionner en instance de recours dans les situations les plus graves de conflits psycho-sociaux.
Dans les situations non gérées au niveau local, la collégiale  propose de nouvelles affectations à des praticiens en souffrance et agit sur les conditions à l’origine des conflits. Cette action centrale est coordonnée avec les commissions de vie hospitalières locales, la CVH centrale et avec le conciliateur de l’AP-HP. Elles contribuent à la prévention des conflits et la protection vis-à-vis des risques psycho-sociaux propres à chaque discipline (gardes, urgences, stress spécifiques…). Elle complétera les dispositifs de médiation interne aux hôpitaux.

 

Répondre à ces questions c’est répondre à : quelles collégiales, quelles CME locales et quelle CME centrale voulons- nous ?

 

Nous sommes à un moment crucial où les collégiales peuvent se voir renforcées, confortées dans leurs rôles ou disparaître. La représentation opérationnelle des disciplines est en phase avec la politique nationale de santé qui veut « remettre le médecin au cœur de la  gouvernance et associer mieux la CME aux décisions médicales. » Pour des CME locales puissantes et opérationnelles en symbiose avec les collégiales et la CME centrale, les conditions qui nous apparaissent nécessaires sont :

 

1. Validation d’une charte des collégiales avec ses missions, ses principes de fonctionnement

2. Mission pour les collégiales de réflexion intra et trans GH et à la mise en place des DMU.

3. Favoriser la représentativité par la CME centrale de toutes les disciplines et collégiales

4. Maintenir à la CME centrale un rôle stratégique en amont des projets de l’AP-HP en lien avec les collégiales. 

5. Défendre l’attractivité de l’AP-HP pour les patients et les soignants par la qualité des soins, l’organisation des services et des relations entre services, la recherche et l’innovation, la défense des personnels médicaux et non médicaux, la visibilité sur les postes et les structures, l’intégration de la question des rémunérations.

 

Texte établi en réunion plénière le mercredi 16 janvier 2019 Faculté de médecine de la Pitié puis présenté au Président de la CME.

 

7 Décembre 2018

Communiqué du SNAM-HP soutenu par le SMHP

 

Lettre spéciale sur la situation actuelle

Le SNAM-HP et la CMH, intersyndicales représentatives et majoritaires de la profession, prennent acte de la crise majeure que traverse à l’heure actuelle la société française dont la crise des « gilets jaunes » en est le symptôme le plus manifeste.  Le besoin d’équité et de transparence est un fondement de notre démocratie. 

Sans nier la gravité de la crise que nous constatons, notamment due à une insuffisance de dialogue réel et de négociations constructives dans tous les milieux de notre société, et tout en exigeant de profonds changements dans le dialogue et l’apurement des contentieux professionnels, le SNAM-HP et la CMH ne sauraient approuver des actes de violences occasionnés récemment notamment lors de certaines manifestations.

Ils lancent donc un appel au calme tout en restant intransigeants sur l’essentiel de ces revendications concernant l’hôpital afin de combattre efficacement la crise budgétaire, la crise démographique et la crise institutionnelle qui touchent de plein fouet l’hôpital, les médecins, les professionnels et les usagers.

Dr Norbert Skurnik                                         Pr Sadek Beloucif

 


19 novembre 2018. Les collégiales de médecine se réunissent et font des propositions sur l'avenir des disciplines, de la CME et de l'offre de soin et de recherche de la CME

 

L’ensemble des collégiales de médecine se sont réunies le 19 novembre 2018 à la Salpêtrière dans le service de Médecine Interne d’Olivier Benveniste. Il y a été discuté de l’avenir de l’AP-HP, de la place des collégiales et de la CME dans la nouvelle organisation denotre CHU d’Île de France. Cette réunion s’est tenue à l’initiative du groupe « L’AP-HP du futur »créé en 2017. Ce groupe associe des PH et des PU-PH souhaitant faire des propositions concrètes sur l’évolution de l’AP-HP. Il est issu du Syndicat des Médecins des Hôpitaux de Paris qui le soutient et le parraine.

 Les membres du groupe « L’AP-HP du futur »  sont :

 

Jean-Yves Artigou Cardiologie, René Muret, Secrétaire Général du SMHP, rédacteur du compte rendu de la réunion,

Sébastien Beaune, SAU, Ambroise Paré

Olivier Benveniste, Médecine Interne, Pitié, Président de collégiale. 

Anne Bourrier Gastro-entérologie, Saint Antoine. Vice-Présidente de collégiale, 

Eric Daugas, Néphrologie, Bichat

Dominique Israël-Biet, Pneumologie HEGP, Présidente de collégiale

Isabelle Nion-Larmurier, Gastro-entérologie Saint Antoine, Vice-Présidente du SMHP

Dominique Pateron, SAU, Saint Antoine, Président de collégiale

Laurent Teillet, Gériatrie, Ambroise Paré

Michel Lejoyeux, Addictologie, Psychiatrie, Bichat. Président du SMHP, Coordinateur du Groupe AP-HP du futur.

 

A. Contexte général

 

Dominique Israël-Biet, membre du groupe de travail, avait pointé dès le début de la réflexion stratégique l’importance d’une action coordonnée de l’ensemble des collégiales. 

Pour chaque collégiale, étaient convié( e ) s, présent ( e ) s ou représenté ( e) s : 

-      La Présidente ou le Président

-      Un Binôme constitué d’un PH et d’un PU-PH

-      Un référent pour la recherche et les relations avec les universités.

 

Chacun a rappelé le contexte particulièrement difficile dans tous nos hôpitaux avec de réelles questions qui concernent l’avenir immédiat de l’institution. Parmi les facteurs d’inquiétude figurent les questions financières, l’attractivité pour les personnels en poste ou devant être recrutés. Les évolutions récentes suscitent des interrogations sur : 

-       les conséquences du découpage en Supra GH

-       le remplacement des pôles par des départements médico-universitaires,

-       l’avenir de l’unicité ou l’unité de l’AP-HP

-       la place respective des décisions locales prises en supra GH et des décisions centrales

-       les liens avec les universités et les UFR dont les contours, les missions et le pilotage évoluent aussi.

 

Trois points d’ancrage apparaissent  essentiels à Michel Lejoyeux et à l’ensemble du groupe :

-       le niveau des services qui doivent se voir renforcer en autonomie et lisibilité

-       le niveau des disciplines porté par les collégiales

-       le niveau de la CME centrale garante de l’équilibre entre les GH, d’une politique régionale de soin et de recherche et in fine du maintien de l’AP-HP.

 

La place des collégiales, véritable socle de notre exercice, doit être affirmée et constituer plus que jamais une force de propositions. Les présidents des collégiales se sont exprimés tour à tour avec leurs spécificités et leurs incertitudes.  Antoine Leenhardt, président de la collégiale de cardiologie, constate une réelle inquiétude sur l’avenir omniprésente dans les services et particulièrement bien exprimée dans cette réunion. Cela confirme le besoin de communication et d’expression de nos différentes spécialités. 

 

B. Missions actuelles et futures des collégiales

 

Pour Michel Lejoyeux, il faut aller vite et faire des propositions constructives avant que des décisions aient pu être prises sans intégrer l’avis des soignants médecins et non médecins et que ces décisions soient devenues irréversibles. Les disciplines doivent s’exprimer par leurs collégiales et aussi rendre plus lisible leur fonctionnement et leur « légitimité » administrative. 

 

Pour les maladies infectieuses, Jean-Michel Molinarappelle que sa collégiale regroupe à la fois les PH et les PU-PH de l’AP-HP mais également en dehors de l’AP-HP dans la région Ile-de-France. La principale mission de sa collégiale concerne la révision des effectifs sur lesquels il insiste sur l’importance des collégiales.

 

Iradj Sobhani pose la question de l’existence administrative des collégiales. Leur cadre réglementaire n’est pas défini. Certaines ont un statut d’association Loi de 1901. La plupart ont seulement un règlement intérieur. Une homogénéisation de leur statut et peut-être de leur fonctionnement est souhaitable. En l’état actuel, même sans existence administrative très définie, elles pèsent notamment sur les révisions des effectifs hospitaliers. Elles devraient être davantage impliquées dans les décisions de l’AP-HP sur les Départements Médico Universitaires, les services et les Supra GH. Eric Daugasau titre de la néphrologie se joint à ces regrets de manque de statut qui fragilise l’existence des collégiales. 

 

Aurélien Amiotsouhaite au nom de la collégiale de gastro-entérologie qu’il n’y ait un positionnement clair des disciplines médicales sur des sujets particulièrement stratégiques pour l’AP-HP. Pour les disciplines médicales ou chirurgicales comportant une activité interventionnelle comme la sienne ou la cardiologie, une réponse doit être donnée aux nombreuses fuites de médecins en dehors de l’AP-HP.

 

C. Place des services et des collégiales dans la démarche de transformation de l’AP-HP : oikeiosis, futurs départements médico-universitaires

 

Pour mémoire oikeiosis désigne le processus de décentralisation et de réforme de l’AP-HP avec notamment la diminution de l’impact du siège de l’AP-HP et l’émergence de Supra-GH. Olivier Hélénon, pour la collégiale de radiologie, demande que les collégiales soient plus sollicitées dans les réflexions stratégiques de Oikeiosis. Elles devront être associées aux décisions prises suivantes par les Supra GH et par la future CME centrale.

 

Olivier Benveniste, président de la collégiale de médecine interne,  a fait partie du groupe de réflexion sur oikeiosis. Il insiste sur l’importance qui doit être donnée aux collégiales dans la mise en place des futurs Départements Médico-Universitaires. Ces structures peuvent représenter une réelle opportunité en substitution des pôles. On pourrait espérer garder le meilleur des pôles et ajouter une dimension de recherche et d’innovation tout en souhaitant une meilleure reconnaissance des services. La dimension de gestion humaine est elle aussi importante. Cette dimension est portée notamment par les PH de médecine élus de la CME. Elle est relayée par l’ensemble des participants à la réunion et par le groupe « L’AP-HP du futur »

 

Laurent Teillet s’est exprimé au nom de la gériatrie. De nombreuses interrogations persistent sur les futurs départements médico-universitaires (DMU). Le déplacement de la décision depuis le centre vers les CME locales renforce encore le besoin d’expression des collégiales. Un groupe de réflexion animé par François Crémieuxet Jean-Claude Carelest mis en place. Sébastien Beaune, l’un des membres de « L’AP-HP du futur » fait partie de ce groupe de réflexion. Les discussions portent autant sur les questions de personnes que sur le contenu des DMU (fonctions, périmètres, regroupement de spécialités ou non). Le groupe devrait rapidement rendre ses conclusions et principes. Un des éléments relativement décidé est que l’on passera des 120 pôles actuels à 80 DMU.

 

Francis Berenbaum, au nom de la collégiale de rhumatologie, observe que la différence théorique entre les pôles et les DMU est l’aspect universitaire, point positif qui concerne à la fois les praticiens hospitaliers et les praticiens universitaires. Il faut peser pour que le regroupement des services en DMU soit fondé sur une démarche d’innovation et d’enseignement en plus de la démarche d’offre de soins. Les regroupements dans un même DMU, pour Antoine PelissoloPrésident de la collégiale de psychiatrie, fonctionneront d’autant mieux qu’ils ne seront pas imposés. Ils doivent correspondre à des démarches déjà engagées de recherches ou de soins communes et cohérentes. La notion d’efficience ne doit pas seule présider la mise en place de ces DMU. Doivent être conservées les questions de parcours patient, d’offre de soin et d’innovation.

 

D. Collégiales, CME locales et CME centrale

 

Pour Eric Hispard, Président de la collégiale d’addictologie, il faut plus que jamais que les disciplines à l’intérieur et entre elles manifestent une solidarité pour être une véritable force de propositions ; tout en appuyant ses réflexions sur la particularité de nos services qui comportent avant tout la mission du service public avec la nécessité de prendre en charge les plus démunis.

 

Eric Daugas note avec l’accord du groupe que la CME centrale représente la meilleure représentation des collégiales. Les élections à la prochaine CME doivent être l’occasion pour les candidats de prendre l’engagement de représenter l’ensemble des collégiales.  

 

L’existence même de l’avenir de la CME centrale est en discussion mais quelle que soit la future CME centrale, Michel Lejoyeux juge indispensable qu’il y ait une représentation élue des disciplines qui puisse s’exprimer au niveau central. Il rappelle aussi que cette réflexion s’établit en lien avec les élus médecins du SMHP à la CME. Le Président de la CME, Noël Garabédian suit ces débats et attend des propositions concrètes dont il pourra tirer ce qui lui paraîtra judicieux. D’ores et déjà, Noël Garabédiana affirmé à chaque réunion de la CME centrale son souhait de voir cette structure être maintenue si ce n’est renforcée dans le futur de l’AP-HP. Il joue un rôle clé dans l’expression et la défense de la parole médicale dans les réorganisations en cours.


E. Suites de la réunion du 19 novembre.

 

Michel Lejoyeux, au titre du groupe de travail et du SMHP, a transmis un document de travail sur les collégiales, les CME locales et la CME centrales. Les membres présents des collégiales en ont pris connaissance et le document est en attente de validation. Il a été décidé de poursuivre les propositions dans trois directions en lien avec les collégiales, les CME locales et la CME centrale :

 

1. Quelle composition préférons-nous pour la CME centrale (élargie ou resserrée), quel mode d’élection ? 

2. Quelles sont les missions des CME locales et de la CME centrales dans le domaine de la recherche, de l’innovation et des relations avec les universités ?

3. Quelles sont les missions de la CME centrale à maintenir et développer dans le cadre de la nouvelle organisation de l’AP-HP ?

 

Les collégiales de médecine vont pour toutes ces questions prendre l’avis de leurs membres, faire des propositions. L’avis des collégiales des autres disciplines sera intégré dans les propositions. Ces avis seront transmis et présentés au Président de la CME et au Directeur de l’AP-HP.

 

Vous serez régulièrement tenus au courant de l’avancée de ces projets et propositions. Chacune et chacun d’entre vous est invité à participer à ce projet nouveau pour l’AP-HP soit par l’intermédiaire de votre Présidente ou Président de collégiale, soit en adressant un mail à michel.lejoyeux@aphp.fr.

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4 juillet 2018. Le SMHP et l'ensemble des autres syndicats de médecins, biologistes et chirurgiens s'invitent au débat sur l'avenir de l'AP-HP.


Chères et chers amies et amis,

 

Les Syndicats des médecins, chirurgiens et biologistes des hôpitaux de Paris, l’Intersyndicat des médecins, chirurgiens et biologistes et le SNAM-HP soutiennent la démarche d’évolution de l’AP-HP que débute la CME et son Président.

 

Nous soutenons aussi la défense par le Président de la CME, de l’unité de l’AP-HP et du maintien d’un dialogue local dans les équipes, les services et les sites hospitaliers. Nous nous interrogeons et vous interrogeons sur l’avenir et les missions de l’AP-HP en général, de sa CME et de ses relais locaux en particulier.

 

Ainsi, nous aimerions partager avec vous certaines de nos interrogations concernant la « Nouvelle AP-HP », centrée autour de groupements de « Supra-GH » comme « AP-HP.5 » ou « AP-HP.6 » :

 

- la CME centrale restera-t-elle une représentation de l’ensemble des collègues de l’AP-HP à un niveau central avec une élection générale ?

- ou deviendra-t-elle un regroupement de CME locales issues des nouveaux groupes hospitaliers y envoyant uniquement des représentants locaux ?

 

Votre avis est d’une extrême importance sur cette question qui, au-delà du sujet de la règle électorale et du fonctionnement de la CME, déterminera le maintien de l'unicité de l'AP-HP à laquelle nous sommes attachés et qui pourrait être mise en question ou menacée.

 

La gouvernance de l’AP-HP restera-t-elle comme aujourd’hui une structure indépendante ou sera-t-elle constituée de groupes hospitaliers sous pilotage régional direct ?

La stratégie de soin et de recherche ainsi que les relations internationales seront-t-elles locales ou globales ?

Quel type de réflexion, centralisé ou non, sera établi sur la qualité des soins et la qualité de vie au travail ?

Quelle importance accorder aux relations de subsidiarité, de complémentarité et de coopération entre les sites de notre institution ?

Quelle instance de dialogue démocratique de tous les praticiens et au-delà de la population de l’Ile-de-France sera mise en œuvre ?

 

Le maintien d’une information et d’une communication locale de qualité au sein de tous les sites hospitaliers et avec tous les personnels de l’AP-HP est un deuxième point de préoccupation particulièrement aigu :

- Comment serons-nous représenté (e)s et donc reconnu (e)s ?

- Comment pourrons-nous nous informer et nous exprimer sur les projets et difficultés de notre équipe médicale et para-médicale, notre service, notre hôpital ou notre activité de soin ou de recherche sans être « noyé(e)s » dans un nouveau « Super-GH » aux contours de plus en plus élargis ?

 

Pour nous, le cadre rénové de l’AP-HP doit permettre de concilier une action locale, au plus près du terrain, des équipes et  des hôpitaux, tout en assurant une réflexion globale de qualité sur l’ensemble de l’AP-HP, associant largement l’ensemble du personnel de l’institution. 

 

C’est pourquoi vos réactions en réponse à ce mail sont déterminantes pour faire entendre votre voix. Elles seront intégrées dans un prochain message que nous diffuserons dès la rentrée à l'ensemble des collègues.

 

Merci pour votre attention et votre participation

 

Bien amicalement et confraternellement,

 

 

Michel Lejoyeux, Président du Syndicat des médecins des hôpitaux de Paris

Jean-Yves Artigou Secrétaire Général

Isabelle Nion-Larmurier Vice-Présidente

Laurent Teillet Trésorier

 

Sadek Beloucif, Président du SNAM-HP

 

Yann Parc, Président du Syndicat des chirurgiens

 

Rémy Couderc, past-Président du Syndicat des biologistes (SBPHU), secrétaire de la CMH

Bruno Baudin Président du SBPHU (SBPHU (Syndicat des Biologistes Praticien Hospitaliers et Hospitaliers et Universitaires d’Ile de France)

 

Alain Faye, Président de l’Intersyndicat des médecins, chirurgiens et biologistes des hôpitaux de Paris.

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9 avril 2018: Réunion de l'Intersyndicat des médecins, chirurgiens et biologistes des hôpitaux de Paris


L'Intersyndicat a validé et va diffuser la motion du SMHP. Elle reflète des propositions partagées par toutes les disciplines médicales.

 

Contexte :  A la suite des annonces des coupes budgétaires imposées à l’AP-HP, une réunion exceptionnelle du Syndicat des Médecins des Hôpitaux a été réunie. Une motion a été validée par les membres du SMHP. Il reflète aussi les réactions de l’ensemble des personnels médicaux et non médicaux représentés. L’Intersyndicat des médecins, chirurgiens et biologistes des hôpitaux de Paris valide également ces remarques et propositions


1. L’AP-HP est  arrivée au bout de ses possibilités d’économies dans sa configuration actuelle. Il y a une impossibilité à la mise en œuvre des mesures demandées pour cette année et pour les années à venir.  La situation budgétaire a un impact immédiat et prolongé sur la motivation des personnels médicaux et non-médicaux de l’AP-HP ainsi que sur l’attractivité de l’AP-HP pour les personnels non encore titulaires. Le SMHP relève chez l’ensemble des soignants des réactions mêlées de découragement et d’exaspération ne pouvant pas rester sans réponse.

 

2.   Une vigilance particulière est appelée sur trois points (non exclusifs d’autres situations de vigilance) :

Les personnels médicaux non-titulaires particulièrement menacés  (assistants, attachés, praticiens hospitaliers contractuels…),

Les personnels non-médicaux, notamment aides-soignants et autres catégories de personnels non-médicaux au vu de l’application de ratios ne tenant pas toujours compte des spécificités de certains services,

Les révisions d’effectifs à venir des praticiens hospitaliers titulaires sans suffisamment de visibilité pour les jeunes praticiens.

 

3.    Demande urgente de validation par les services et les collégiales des paramètres utilisés par l’administration pour calculer les ratios activités/moyens. Ces paramètres sont souvent incomplets. Ils pourraient être améliorés par les remontées précises des services.

 

4.    Demande que soient identifiées les dépenses et moyens consacrés aux missions obligatoires d’ « assistance » de l’AP-HP :

Aval de l’urgence,

Précarité, 

Patients hors indication de séjour en MCO présents dans les lits de MCO,

 Ces chiffres d’activités « contraintes » doivent être clairement identifiés. Ils sont à différencier des soins programmés ou non que l’AP-HP peut réorganiser plus facilement.

 

5.         Demande de participation à la réflexion en cours sur les statuts hospitalo-universitaires et hospitaliers. Souhait de reconnaissance des activités de recherche et d’enseignement des praticiens hospitaliers, possibilités de nominations plus rapide et réflexion sur l’évolution des rôles hospitaliers.  L’AP-HP pourrait représenter un terrain d’innovation pour des mesures maintenant son attractivité médicale et universitaire.

 

 

Motion rédigée par Michel Lejoyeux (président du SMHP) et Jean-Yves Artigou (secrétaire général du SMHP) validé par le bureau du SMHP

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29 mars 2018: Réunion de la

commission hospitalière du Syndicat

 

 

Lieu : salle de réunion du département de cardiologie, Hôpital de la Pitié Salpêtrière

 

Présents :

Michel Lejoyeux (psychiatrie, Président du SMHP, CME),

Bertrand Godeau (médecine interne, Henri Mondor),

Cécile Goujard (médecine interne, Bicêtre),

Dominique Israël-Biet (pneumologie, HEGP, présidente de la collégiale,

commission hospitalière, CME),

Emmanuel Loeb (psychiatrie, Bicêtre Président du Syndicat national des CCA),

Damien Logeart (cardiologie, Lariboisière, commission hospitalière),

Jelena Martinovic (fœtopathologie, Antoine Béclère),

Eric Maury (Réa med, Saint Antoine),

Wajdi Mehtelli (psychiatrie-addictologie, Saint Louis, Lariboisière, Fernand Widal),

Jean-Jacques Monsuez (cardiologie, René Muret, bureau du SMHP),

Isabelle Nion-Larmurier (gastroentérologie, Saint Antoine, Vice-présidente du SMHP),

Dominique Pateron (urgences, Saint Antoine, président de la collégiale, CME),

Jean-Laurent Le Quintrec (gériatrie, Sainte Perrine),

Marie-Laure Raffin-Sanson (endocrinologie, Ambroise Paré, présidente de la collégiale),

Laurent Teillet (gériatrie, Ambroise Paré, président de la collégiale, Trésorier du SMHP, CME),

Franck Verdonk (anesthésie réanimation, Saint Antoine

Président du Syndicat des CCA des Hôpitaux de Paris),

et Jean-Yves Artigou (cardiologie, René Muret, Secrétaire Général du SMHP, CME).

 

 

 

Le Président, Michel Lejoyeux, a souhaité convoquer cette commission hospitalière exceptionnelle en raison du caractère lui aussi exceptionnel des récentes annonces de contraintes financières qui pèsent sur l’ensemble de la communauté soignante.

Il explique qu’il s’agit de recenser les difficultés et de voir ensemble les meilleurs moyens pour y faire face en sachant que le périmètre de réflexions de notre syndicat concerne l’Île-de-France.

Il rappelle que l’ADN du SMHP est d’être au plus près des difficultés du terrain et ceci justifie pleinement cette réunion exceptionnelle et celles qui s’ensuivront.

 

 1.     Point sur la situation de l’AP-HP

 

Plus de 200 millions d’économies supplémentaires viennent d’être annoncés par le Directeur général avec comme effets immédiats des gels de crédits notamment dans le recrutement de personnel médical. Les effets de ces gels sont déjà constatés dans les GH.

 

La tension s’exprime sur les personnels médicaux les plus fragiles, c’est-à-dire les non-titulaires. Chaque hôpital, et, en aval, chaque pôle, aura à rendre un certain nombre de postes de collègues arrivant en fin de contrat temporaires dans deux catégories : praticiens hospitaliers contractuels et attachés vacataires (Jean-Jacques Monsuez).

 

Cet effort financier est trop global, ne tenant pas assez compte des spécificités des GH ni a fortiori à l’intérieur des GH, des spécificités des différents services (Bertrand Godeau).

 

Les membres de la CME et du Syndicat rappellent que le Président de la CME, Noël Garabédian, est comme nous tous extrêmement préoccupé par cette situation, pénalisant l’ensemble de la communauté médicale soignante et menaçant l’attractivité déjà très fragilisée de l’AP-HP.

 

 2.     Retours par site hospitalier et par discipline 

Bertrand Godeau pour Henri Mondor exprime le sentiment de tous :

les équipes sont au bord de la rupture et la situation est tout à fait dramatique. Ces contraintes ne concernent pas uniquement le personnel médical tant s’en faut. Elles concernent également le personnel non médical avec les mêmes problèmes en cascade que ceux que nous connaissons en personnel médical. Ainsi, lorsqu’il existe un déficit d’aides-soignant (e)s, qui se majorera avec la mise en place actuelle des dispositions APC (Adéquation Personnel au Capacitaire), c’est, au-delà de la pénalisation importante sur la qualité des soins et la sécurité des malades que représente la seule réduction des effectifs aide-soignant, une réduction évidente satellite de l’attractivité du métier d’infirmier qui suivra (Jean-Jacques Monsuez).

 

Les indices de performance classent nos services en tenant compte de la durée moyenne de séjour, du taux d’occupation et de l’activité en regard : ce classement est censé aboutir à des mises sous tutelle pour les moins bien classés. Chacun s’accorde à reconnaitre le caractère « flou » des chiffres produits par l’administration : chiffres anciens ou même parfois erronés (Wajdi Mehtelli). Or, ce sont ces chiffres qui nous sont actuellement opposables.

 

Un tour de table montre le caractère très homogène de ces contraintes et de leur ressenti quel que soit le groupe hospitalier, l’hôpital, la discipline. (Cécile Goujard, Emmanuel Loeb).


 3.     Propositions et réactions à envisager 

Des propositions concrètes doivent être mises en regard de ces dispositions jugées inadmissibles et excessives. Pour Dominique Pateron, le risque est de laisser l’administration faire seule les choix et un blocage des recrutements. Le corps médical doit pouvoir être une force de propositions pour moduler les pressions sur les différents services.

 

La proposition de restructuration médicale ne peut pas seulement passer par les collégiales (Dominique Israël-Biet). Le Syndicat donne une place essentielle aux collégiales.  Mais cet arbitrage médical doit associer, en plus de la CME, les collégiales et les groupes hospitaliers.

 

Jean-Laurent Le Quintrec confirme le caractère souvent inexact des indicateurs et suggère d’opérer une « résistance  administrative ». Sa réaction pourrait prendre la forme d’arrêter de répondre aux demandes d’informations et enquêtes. Cette proposition n’est pas retenue par le groupe.

 

Laurent Teillet en prolongement de la même spécialité considère que malgré les surtensions, la gériatrie continue encore de subir des injonctions d’activité supplémentaire qui rend son attractivité à l’AP-HP de plus en plus faible. Il regrette également que les services les plus fragiles comme les services de logistique et les services de support soient les plus attaqués, les plus fragilisés. Ces réductions entrainent des charges de travail supplémentaires qui se répercutent sur les soignants.

 

Pour Eric Maury, c’est le principe général du financement des hôpitaux qui est posé et une décision politique au niveau national s’impose pour préciser les véritables choix stratégiques : le rôle de l’hôpital et les moyens à lui attribuer.

 

Pour Damien Logeart, l’attractivité de l’AP-HP est en chute libre et particulièrement au niveau du personnel non médical. Il cite son service où les intérimaires se succèdent depuis trois ans sans candidat titulaire.

 


4.     Invitation et prise d’avis du syndicat des chefs de clinique

 

Franck Verdonk, président du syndicat des chefs de clinique des Hôpitaux de Paris, rappelle que sur une enquête récente effectuée auprès de 1200 internes et chefs de clinique, seul un tiers d’entre eux souhaite être titularisé. Pourtant, les jeunes praticiens restent motivés par le soin dans le service public.

 

Emmanuel Loeb, président du syndicat national des chefs de clinique, ajoute que ces contraintes dramatiques ne vont faire que s’aggraver avec la mise en place de la dernière phase de la réforme du troisième cycle.

 

Pour Franck Verdonk, ces contraintes sont intenables pour l’ensemble des CHU de France dont il faut unir les efforts pour aboutir à une expression commune nationale.

 

Les jeunes praticiens insistent sur deux propositions qui sont reprises par le groupe :

une réflexion sur les statuts notamment hospitaliers et hospitalo-universitaires,

un arbitrage des activités relevant ou non d’une prise en charge par le CHU.

 

Jean-Jacques Monsuez souligne qu’il s’agit de l’avenir de notre système hospitalier et en particulier de l’AP-HP qui se joue.

 5.     Synthèse et Conclusion

 

Le président Michel Lejoyeux constate que le caractère dramatique de la situation est partagé par tous les GH et toutes les spécialités représentés.

 

Les emplois non statutaires sont les plus fragiles : ils doivent être protégés.

 

Le SMHP a la possibilité d’interroger les services financiers sur des points très précis et concrets. Il est ainsi nécessaire de préciser la proportion exacte de patients que nous soignons au nom de nos valeurs d’accueil et d’assistance que les établissements privés et publics ne prennent pas en charge : patients précaires, sans couverture sociale, en aval des urgences.


Il faut aussi déterminer le nombre de patients hospitalisés en MCO sans indication médicale à être ou rester hospitalisés, le niveau précis des créances recouvrées. Une analyse est à faire des conséquences financières du recrutement des personnels non soignants imposés au nom des contrainte qui pèsent plus lourdement sur nos structures (évaluation, qualité …)

 

Le Président Michel Lejoyeux exprime toute sa détermination personnelle pour que le syndicat qu’il préside soit entendu dans cette période très critique. Il élaborera avec son bureau une motion et des propositions concrètes seront rapidement présentées.Il réunira de nouveau notre groupe dans les prochaines semaines.

 

Le bureau rappelle qu’une prochaine réunion de la commission hospitalière est prévue à la rentrée en présence du Président de la CME, Noël Garabédian.


6.     Proposition d’une motion du SMHP 

 

1.   Consensus validé par les membres du SMHP comme par les réactions de l’ensemble des personnels médicaux et non médicaux:

L’AP-HP est  arrivée au bout de ses possibilités d’économies dans sa configuration actuelle. Il y a une impossibilité à la mise en œuvre des mesures demandées pour cette année et pour les années à venir. 

La situation budgétaire a un impact immédiat et prolongé sur la motivation des personnels médicaux et non-médicaux de l’AP-HP ainsi que sur l’attractivité de l’AP-HP pour les personnels non encore titulaires.

Le SMHP relève chez l’ensemble des soignants des réactions mêlées de découragement et  d’exaspération ne pouvant pas rester sans réponse.

 

2.   Une vigilance particulière est appelée sur trois points

(non exclusifs d’autres situations de vigilance) :

Les personnels médicaux non-titulaires particulièrement menacés  (assistants, attachés, PHC…),

Les personnels non-médicaux, notamment aides-soignants et autres catégorie  de personnels non-médicaux au vu de l’application de ratios ne tenant pas toujours compte des spécificités de certains services. Les révisions d’effectifs à venir des praticiens hospitaliers titulaires

sans suffisamment de visibilité pour les jeunes praticiens.

 

3.    Demande urgente de validation par les services et les collégiales des paramètres utilisés par l’administration pour calculer les ratios activités/moyens. Ces paramètres sont souvent incomplets. Ils pourraient être améliorés par les remontées précises des services.

 

4.    Demande que soient identifiées les dépenses et moyens consacrés aux missions obligatoires d’ « assistance » de l’AP-HP :

Aval de l’urgence,

Précarité, 

Patients hors indication de séjour en MCO présents dans les lits de MCO,


Ces chiffres d’activités « contraintes » doivent être clairement identifiés. Ils sont à différencier des soins programmés ou non que l’AP-HP peut réorganiser plus facilement.

 

5.         Demande de participation à la réflexion en cours sur les statuts hospitalo-universitaires et hospitaliers.

Souhait de reconnaissance des activités de recherche et d’enseignement des praticiens hospitaliers, possibilités de nominations plus rapide et réflexion sur l’évolution des rôles hospitaliers. L’AP-HP pourrait représenter un terrain d’innovation pour des mesures maintenant son attractivité médicale et universitaire.


Compte rendu rédigé par Jean-Yves Artigou

Secrétaire Général SMHP, membre de la CME. Le 30 mars 2018 

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6 décembre 2017.
Réaction du SMHP aux coupes budgétaires imposées à

l'AP-HP


L’AP-HP subit une pression budgétaire inédite et inacceptable.
Alors que ses activités de recherche et d’intérêt général

restent stables, elle voit réduire son enveloppe MIGAC

(Missions d’intérêt général) et MERRI

(Missions d’enseignement, de recherche et d’innovation)

de 50 millions d’euros.

Sa dotation pour frais médicaux hors remboursement

diminue de 20 millions d’euros pour des dépenses qui

lui sont imposées.


L’impact de la réduction du Plan Global de Financement

Pluriannuel est une diminution très sensible du budget

et un engagement d’augmentation d’activité de 2,5%.
Cette mesure correspond à la suppression

d’environ mille emplois.


Le SMHP dans cette situation
- Soutient la CME de l’AP-HP qui a refusé l’Etat

prévisionnel des recettes et des dépenses en votant

à l’unanimité une motion dans laquelle elle exprime

sa « préoccupation devant la contrainte budgétaire

importante et renouvelée.

La poursuite de ces efforts financiers dans un contexte

d’accroissement d’activité fait courir un risque réel

sur la sécurité et la qualité des soins dispensés

à nos patients dont nous sommes les garants ».


- Rappelle que ces contraintes mettent en péril

l’activité de l’AP-HP, son attractivité pour les plus

jeunes praticiens qui risqueraient de ne pas être

recrutés et menace ses valeurs d’accès aux soins

pour tous, d’innovation et de recherche.

Ces contraintes exposent aussi à la démotivation

les praticiens en poste depuis plusieurs années

qui risquent de se détourner vers d’autres structures.


- Va lancer une concertation pour faire des

propositions de développement de l’activité

et d’évolutions dans le respect de la qualité

de vie au travail et des valeurs fondatrices de l’AP-HP.


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29 juin 2017

Réunion de la Commission hospitalière du Syndicat

Etaient présents dans la salle de réunions du département

de cardiologie de la Salpêtrière

 

Bertrand Guidet (réanimation médicale, hôpital Saint-Antoine, CME)

Sylvie Haulon (gériatrie, hôpital Emile Roux)

Jean-Pierre Lotz (oncologie médicale, hôpital Tenon, président de collégiale)

Michel Lejoyeux (psychiatrie, hôpital Bichat, président du SMHP, CME)

Laurent Teillet (gériatrie, hôpital Ambroise Paré, président de collégiale)

 et Jean-Yves Artigou (cardiologie, hôpital René Muret, SMHP,CME, rédacteur de ce compte rendu).

 

Michel Lejoyeux communique les résultats de l’enquête qu’il a effectuée auprès des collègues (lien internet). Il souligne les difficultés pour l’Assistance Publique de rester attractive. Ce point est repris par les participants. Des actions pour augmenter l’attractivité vont être sollicitées. Ce point sera discuté la semaine prochaine en intersyndicat.

 

Difficultés majeures : exemple de la gériatrie

La présence de gériatres et l’actualité brûlante au niveau de cette spécialité la font prendre en exemple.

La réforme du troisième cycle des études médicales aggrave d’une manière brutale le fonctionnement des services de gériatrie et vient révéler les grandes difficultés de fonctionnement dans lesquels étaient plongés ces services depuis plusieurs années. La réforme du troisième cycle institue un DES de gériatrie mais parallèlement, le DES de médecine générale se désinvestit des services hospitaliers au profit de la médecine ambulatoire. Or, la gériatrie est très dépendante des internes de médecine générale puisque plus de 9 internes sur 10 sont des internes de médecine générale dans les services de gériatrie. Des difficultés majeures de fonctionnement sont donc attendues dans le service de gériatrie au semestre prochain.

 

Plusieurs services envisagent d’ores et déjà de limiter leurs activités transversales ou externes (hôpital de jour notamment), voire de fermer des lits d’hospitalisation. Parallèlement, une réflexion en profondeur s’impose : restructuration avec mise en commun des moyens médicaux.

 

Il est indispensable pour cette spécialité très concurrencée par le public hors AP et par le secteur privé d’améliorer son attractivité. Le recrutement et le maintien des praticiens en place apparaissent de plus en plus difficiles.

 

A côté de mesures d’attractivité financière, l’amélioration de la qualité de l’exercice semble essentielle. Augmenter l’universitarisation de la spécialité apparait essentiel avec recrutement de personnel universitaire non titulaire et titulaire, mise en place de structure de dépistage et d’accompagnement des jeunes talents.

 

Un groupe de travail ad hoc de la CME a été créé à la demande du président qui rendra ses conclusions au cours de la CME du 4 juillet 2017.

 

Réduction du temps de travail et CET

 

 Les comptes épargne-temps représentent une menace pour le fonctionnement des services dans la mesure où les praticiens hospitaliers peuvent ainsi cumuler de longues périodes avant leur retraite effective avec des conséquences de fonctionnement majeures pour les services dans lesquels ils sont affectés.

 

Un certain degré d’encadrement de ce repos est nécessaire en fonction des services, en fonction des spécialités afin de conserver un fonctionnement serein.

 

Prime d’engagement dans la carrière hospitalière (PECH)

 

Il existe une part nationale de 10 000 € et une part locale de 20 000€ sur laquelle l’Assistance Publique réfléchit actuellement avec la CME. Les disciplines destinataires sont réglementairement  l’anesthésie-réanimation et la radiologie. L’attribution de ces primes est complexe, source de tensions entre praticiens mais aussi avec les autres spécialités.

 

La modification du statut avec la possibilité d’embaucher des médecins de façon plus souple, est soulignée notamment pour les médecins qui travaillent dans les établissements hors AP-HP. Des contrats plus souples favoriseraient leur recrutement et leur maintien au sein de l’institution : l’idée d’une part fixe et d’une part variable à la rétribution est évoquée.

 

La facilitation de passerelle entre les spécialités pourrait également apporter un élément de souplesse supplémentaire.

 

Prochaine réunion

 

Pour la prochaine réunion de la commission hospitalière, le Président Michel Lejoyeux propose d’inviter le Président Noël Garabédian pour un bilan à mi-parcours de sa mandature.

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16 mars 2017

Réunion de la Commission Hospitalière du Syndicat

et présentation des résultats d'une enquête

sur la satisfaction des praticiens à

l'AP-HP

 

 

 

Etaient présents :

 

Olivier Benveniste - Médecine Interne -La Salpêtrière

Christophe Cellier - Hépato-gastro entérologie - HEGP

Eric Daugas - Néphrologie - Bichat

Bertrand Guidet - Réanimation - Saint Antoine

Olivier Hélénon – Radiologie – Necker

Dominique Israël-Biet – Pneumologie – HEGP

Michel Janier – Dermatologie – St Louis-St Joseph

Isabelle Nion Larmurier - Gastro- entérologie - Saint Antoine

Laurent Teillet – Gériatrie – Ambroise Paré

Michel Lejoyeux – Psychiatrie-Addictologie – Bichat

 

 

 

I - Rapport financier

 

Rapport établi par le Pr Laurent Teillet. Trésorier du Syndicat.

 

Il y avait en 2016, 264 cotisants.

 

Ont été reçus en 2017, 200 chèques dont 180 SMHP + Tontine

et 20 adhésions seules au SMHP.

 

Les retardataires vont faire l’objet d’un courrier de relance

et ils devront une cotisation majorée d’une pénalité de retard.

Ils pourront ainsi continuer à bénéficier de la protection de la tontine.

 

L’ensemble des participants remercient

le Pr Laurent Teillet pour son précieux travail.

 

 

 

II – Protection et développement de la tontine

 

Une discussion s’engage sur la manière de « médiatiser »

la protection que représente la Tontine.

 

Quelques mesures décidées en Commission Hospitalière

vont être prises :

 

– informer la conférence des doyens de médecine et leur

demander de transmettre cette information aux PU-PH et autres personnels

universitaires récemment nommés,

 

– joindre les services du personnel des facultés de médecine.

 

L’autre idée est de réaliser un document en ligne

permettant aux collègues de se rendre compte des bénéfices de la Tontine

avec un ou deux exemples.

Une comparaison avec les assurances privées pourrait

être aussi réalisée. 


Un devis va être demandé quant à la réalisation

d’un fichier pouvant être transmis par Internet.

 

 

 

III – Résultats de l’enquête sur la satisfaction

au travail des praticiens hospitaliers et hospitalo-

universitaires et leurs perspectives à court terme.

 

Enquête en ligne, anonyme, réalisée en février 2017, sur trois semaines, 281 réponses. Diffusion par le Syndicat des Médecins des Hôpitaux de Paris,  l’Intersyndicat des Médecins, Chirurgiens et Spécialistes des Hôpitaux de Paris et  les Présidents de CMEL

 

A. Description des praticiens ayant répondu au questionnaire

 

Statut hospitaliers des praticiens ayant participé à l’enquête

  • PH                             116 (43 %)
  • PU-PH                         92 (34 %)
  • Attachés                      41 (15 %)
  • MCU-PH                      21 (8 %)

 

Tranches d’âge

  • Moins de 30 ans        4 (1,4 %)
  • 30-40 ans               80 (28,7 %)
  • 40-50 ans               71 (25,5 %)
  • 50-60 ans               90 (32,3 %)
  • Plus de 60 ans        33  (11,8 %)

 

Spécialité

  • Médecine                171 (61 %)
  • Chirurgie                34 (12,1 %)
  • Biologie                  30 (10,7 %)
  • Anesthésie              24 (8,5 %)
  • Pharmacie              11 (3,9 %)
  • Radiologie               6 (2,1 %)
  • Santé publique        4 (1,4 %)

 

B. Satisfaction globale

 

Niveau global de satisfaction du travail à l’AP-HP

 

(entre 0 : pas du tout satisfait et 5 : satisfait)

  • moyenne                   3,07
  • variance                     0,79

 

Niveau de satisfaction à l’AP-HP selon le statut

 

  • MCU-PH                         3,2
  • PU-PH                            3,08
  • PH                                 3

 

Pas de différence significative entre les classes.

 

Niveau de satisfaction à l’AP-HP selon la discipline

 

  • Santé publique                 3,5
  • Biologie                           3,3
  • Pharmacie                        3,3
  • Médecine                          3,1
  • Radiologie                         3
  • Chirurgie                           2,79
  • Anesthésie                         2,7

Différence statistiquement significative.

 

Niveau de satisfaction à l’AP-HP selon l’âge

 

  • Plus de 60 ans                  3,2
  • 50-60 ans                         3,06
  • 40-50 ans                         2,9
  • 30-40 ans                         3,1
  • Moins de 30 ans                 3

Pas de différence significative selon les âges.

 

C. Motifs de satisfaction et de difficultés

 

Motif principal de satisfaction dans le travail à l’AP-HP

 

(trois réponses possibles par participant)

  • Intérêt pour les pathologies traitées 198 réponses (70 %)
  • Cohésion des équipes                      183 réponses (65 %)
  • Formation fournies par l’AP-HP         101 réponses (36 %)
  • Stabilité de l’emploi                         97 réponses (34 %)
  • Facilité de recherche                        91 réponses (33 %)
  • Innovation                                      84 réponses (30 %)
  • Prestige international de l’AP-HP       23 réponses (9 %)
  • Bibliographie                                   18 réponses (7 %)
  • Possibilité de faire du privé               10 réponses  (3,7 %)

 

Principales difficultés ressenties dans le travail à l’AP-HP

 

(trois réponses possibles par participant)

  • Problèmes logistiques                         169 réponses (60%)
  • Glissement de tâches                         166 réponses (59 %)
  • Salaire peu attractif                            127 réponses (45 %)
  • Difficultés à recruter                            86 réponses (31 %)
  • Manque de reconnaissance à l’AP-HP     76 réponses (27 %)
  • Problèmes d’informatique                     69 réponses (24,7 %)
  • Problèmes de locaux                            56 réponses (20,6 %)
  • Gardes insuffisamment payées              35 réponses (12,5 %)
  • Difficultés à prendre des responsabilités 23 réponses (8,5 %)
  • dans son service

 

D. Perception de l’évolution de la situation à l’AP-HP depuis trois ans

 

 

Perception globale de l’évolution de la situation

à l’AP-HP depuis trois ans

 

(entre 0 : aggravation et 5 : amélioration)

  • moyenne                                       2,3
  • variance                                        0,9

Perception globale de l’évolution de la situation du praticien

à l’AP-HP selon le statut

 (entre 0 : aggravation et 5 : amélioration, réponses sur une

échelle visuelle analogique entre 0 et 5)

  • PU-PH                      2,1
  • PH                           2,3
  • MCU-PH                    2,4
  • Attachés                   2,4

Pas de différence significative.

 

Perception de l’évolution de la situation à

l’AP-HP selon la spécialité

 

(entre 0 : aggravation et 5 : amélioration)

 

  • Santé publique      3,2
  • Pharmacie             2,8
  • Médecine               2,3
  • Biologie                  2,3
  • Anesthésie              2,3
  • Chirurgie                 1,9
  • Radiologie                1,8

Différences non statistiquement significatives

 

Perception de l’évolution de la situation

à l’AP-HP selon l’âge

 

(entre 0 : aggravation et 5 : amélioration)

  • Plus de 60 ans      2,3
  • 50-60 ans             2,2
  • 40-50 ans             2
  • 30-40 ans              2 ,6
  • Moins de 30 ans     2,5   

 

Perception de l’évolution à l’AP-HP depuis 3 ans

selon l’âge d’une situation aggravée

  • Moins de 30 ans              50 % situation aggravée
  • 30-40 ans                       35% idem
  • 40-50 ans                       61 %
  • 50-60 ans                       72 %
  • Plus de 60 ans                 54 %

 

 

 

Perception de l’évolution à l’AP-HP selon la

spécialité d’une situation aggravée

  • Radiologie                         83 % situation aggravée
  • Chirurgie                           76 %
  • Médecine                           57 %
  • Anesthésie                         50 %
  • Biologie                              50 %
  • Pharmacie                          18 %
  • Santé publique                    25 %

 

Perception de l’évolution à l’AP-HP selon

le statut d’une situation aggravée

  • PU-PH                                 71 % situation aggravée
  • MCU-PH                              52 %
  • PH                                       51 %
  • Attachés                              41 %

E. Projets pour la suite de carrière

 

Envie d’être titularisé pour les non-titulaires

 

(entre 0 : pas du tout envie et 5 : très envie de rester à l’AP-HP)

  • moyenne                            3,3
  • variance                              1,8

 

Envie de rester à l’AP-HP pour les titulaires

 

(entre 0 : pas envie de rester et 5 : très envie de rester)

  • moyenne                             3,5
  • variance                              1,3

 

Envie d’être titularisé chez les non-titulaires

en fonction de l’âge

  • Moins de 30 ans                 Envie d’être titularisé    100 %                     
  • 30-40 ans                          Envie d’être titularisé    67,4 %
  • 40-50 ans                          Envie d’être titularisé    72,2 %
  • 50-60 ans                          Envie d’être titularisé    61 %
  • Plus de 60 ans                   Envie d’être titularisé    66 %

 

 

 

Envie d’être titularisé à l’AP-HP chez les

non titulaires selon la spécialité

 

  • Santé publique                 100 %
  • Pharmacie                        100 %
  • Biologie                             80 %
  • Chirurgie                           70 %
  • Médecine                           70 %
  • Radiologie                          50 %
  • Anesthésie                         22 %

 

Envie de rester à l’AP-HP chez les titulaires

selon le statut

  • PU-PH                                  89 %
  • MCU-PH                                76 %
  • PH                                        75 %
  • Attachés                                54 %

Envie de rester à l’AP-HP selon la spécialité

  • Pharmacie                         100 %
  • Biologie                              92 %
  • Anesthésie                         75 %
  • Chirurgie                            64 %
  • Médecine                            83 %
  • Radiologie                           50 %
  • Santé publique                    50 %

Envie de rester à l’AP-HP selon l’âge

  • Moins de 30 ans                 0 %
  • 30-40 ans                          70 %
  • 40-50 ans                          76 %
  • 50-60 ans                          83 %
  • Plus de 60 ans                   93 % 

Commentaires de la commission hospitalière :


Ces résultats identifient une situation déjà pressentie mais inquiétante.

Il n’existe pas de différence entre le ressenti des PH, des MCU-PH 

et des PU-PH.


Le niveau global de satisfaction est bas. Les principaux facteurs

de difficulté concernent le glissement de tâches et la logistique.

 

La Commission Hospitalière prend acte de cette enquête

aux conclusions relativement inquiétantes. Elle souhaiterait :

 

- une présentation de ces résultats aux instances de l’AP-HP

(directoire, CME) auprès du Président de la CME

et du Directeur Général,

 

- qu’un groupe de travail associant la DOMU

se mette en place pour donner

rapidement des réponses favorables

en termes d’attractivité.


Ces réponses devraient concerner en priorité les aspects

de glissement des tâches et de logistique.

Des réponses générales pourraient être proposées ainsi que des

réponses spécifiques sur certaines activités médicales et chirurgicales.

 

IV – Présentation des actions du SMHP


La communication se réalise à partir d’action concrètes

comme celles de l’enquête.

Une information doit parvenir à l’ensemble des

Praticiens Hospitaliers et PU-PH de l’AP-HP.

Cette information doit concerner les actions syndicales

et la tontine.

 

Une demande des adresses des praticiens va être faite : 

-  auprès des  présidents de collégiales,

- auprès de l’AP-HP (bureau du personnel médical)

 

V – Questions sur le Compte Epargne Temps.

Bertrand Guidet évoque la situation de Saint Antoine.

Depuis 2013 les médecins de l’AP-HP alimentent leur CET.

Ils peuvent demander une monétisation de ces CET.

Certains groupes hospitaliers ont limité le nombre de jours de CET.

Il s’agit des groupes hospitaliers Cochin et Pitié.

Les praticiens ne peuvent pas prendre plus de 5 jours de

CET hors temps additionnel.

 

Dans les hôpitaux comme Saint Antoine où les praticiens

demandent la monétisation du CET, une situation de blocage

est apparue entre les praticiens qui ont droit à ces CET

et les budgets hospitaliers qui risquent d’être impactés,

notamment en termes de révision des effectifs.

 

VI –Prochaine réunion

 

Sur la suite à donner de l’enquête et l’ensemble des autres questions,

une prochaine réunion de la Commission Hospitalière

aura lieu fin juin 2017. 

_______________________


15 janvier 2017.
Le SMHP vous adresse ses meilleurs voeux pour

l'année nouvelle

L'AP-HP a pris plusieurs décisions qui vont avoir un

impact sur la vie de ses praticiens.


Elle a adopté une charte du management de

l'équipe médicale. Cette charte a été validée

par la CME de l'AP-HP à l'unanimité. Elle pose

les bases d'une gestion aussi humaine

et respectueuse

que possible. 

Vous trouverez cette charte sur notre site.

Vous trouverez aussi le guide de l'entretien

annuel qui devra être proposé à 

chacun des médecins travaillant à

l'AP-HP.


 

http://smhparis.com/administration/compterendu.php


 

___________


9 septembre 2016

Assemblée générale du SMHP

Renouvellement du bureau du Syndicat


 Etaient présents dans la salle de réunion de l'institut

de cardiologie de la Salpêtrière :

Benveniste

Olivier

(médecine interne, la Pitié)

Capron

Loïc

(président sortant de la CME, consultant)

Cellier

Christo-phe

 (gastroentérologue,        HEGP,CME)

Crenn

Pascal

(nutrition, gastroentérologue, Raymond Poincaré)

Crickx

Béatrice

(dermatologue, Bichat)

Daugas

Eric

(néphrologue, Bichat)

Gompel

Anne

(gynécologue, Cochin)

Haulon

Sylvie

(gériatre, Emile Roux)

Hélénon

Olivier

(radiologue, Necker, CME)

Israël-Biet

Domini-que

(pneumologue, HEGP,CME)

Léger

Damien

(médecin du travail, Hôtel-Dieu)

Lejoyeux

Michel

(psychiatre, Bichat, CME, président du SMHP)

Lotz

Jean-Pierre

(oncologue, Tenon)

Martelli

Catheri-ne

(psychiatre, Paul Brousse)

Monsuez

Jean-Jacques

(chef de pôle, René Muret, bureau du SMHP)

Nion-Larmurier

Isabelle

(gastroentérologue, St Antoine, vice-présidente du SMHP)

Oppert

Jean-Michel

(nutrition, Pitié)

Richard

Christian

(réanimateur, Bicêtre, CME)

Saiag

Philippe

(dermatologue, Ambroise Paré)

Szekely

Carol

(gériatre, Bretonneau)

Teillet

Laurent

(gériatre, Ambroise Paré, vice-président du SMHP)

 

et Jean-Yves Artigou (cardiologue, René Muret, CME, secrétaire général du SMHP).

Et tous nos remerciements au Pr Isnard qui héberge notre Syndicat.

 

 

 Rapport moral du secrétaire général


Notre Syndicat a été particulièrement actif durant l’année 2015. Le 15 janvier, le Syndicat a tenu son assemblée générale au cours de laquelle la nouvelle Commission hospitalière a été installée. La commission a élu à l’unanimité son bureau : Michel Lejoyeux Président, Isabelle Nion-Larmurier et Laurent Teillet Vice-présidents, Béatrice Crickx Trésorière, Jean-Jacques Monsuez membre du bureau et votre serviteur Secrétaire général.

 

Nous avons reçu au cours de cette assemblée générale le nouveau Président de la CME, le Pr. Noël Garabédian. Le 16 avril, le Syndicat a tenu sa Commission hospitalière au cours de laquelle nous avons reçu les Prs Sadek Beloucif, Président de SNAM-HP et Roland Rymer, Président sortant du SNAM-HP. Le 15 septembre, le Bureau du SMHP a publié une motion de défense de nos collègues cardiologues hospitaliers et hospitalo-universitaires mis en cause notamment dans la presse. Dans un message de solidarité, le Syndicat s’est exprimé respectivement le 10 janvier et le 16 novembre, au décours des attentats terroristes de Paris.

 

Le 1er décembre, ont été proclamés les résultats de la CME centrale au cours de laquelle notre Syndicat soutenait une liste hospitalo-universitaire et une liste hospitalière. La liste des Hospitalo-universitaires soutenue par le Syndicat a été massivement élue, et nous  réfléchissons dès maintenant à mettre en place la meilleure stratégie pour améliorer l’impact de notre liste hospitalière aux prochaines élections. Le Syndicat a clairement et fortement soutenu la candidature de Noël Garabédian à la présidence de la CME et il se réjouit de son élection. 

 

Le Bureau du SMHP s’est réuni le 31 août et le 21 décembre.

 

L’année 2015 a également été l’occasion d’une collaboration toujours plus fructueuse et amicale avec l’Intersyndicat et c’est ici l’occasion de saluer amicalement le Dr Alain Faye le nouveau président.

 

Nous adressons nos remerciements les plus sincères au Pr Béatrice Crickx qui a assuré avec une grande efficacité la lourde charge de trésorière qu’elle quitte aujourd’hui.

 

L’expression de notre syndicat est une préoccupation permanente de notre président qui assure seul les lourdes charges de la communication et de l’organisation de notre syndicat. C’est notre président qui, seul, développe et actualise notre site internet de plus en plus visité et de plus en plus apprécié : permettez-moi en votre nom de lui exprimer notre amicale admiration et nos remerciements.

Jean-Yves Artigou

 

 

Michel Lejoyeux remercie à son tour au nom de l’ensemble des participants le Pr Crickx pour tout son travail accompli aux fonctions de trésorière. Il remercie également très chaleureusement le Pr Jean-Yves Artigou pour son intervention constante et irremplaçable à tous les temps de l’action du SMHP.

Le rapport moral est adopté à l’unanimité et le Pr J-Y Artigou est remercié par toute l’Assemblée Générale.


Rapport financier de la trésorière (B. Crickx)

 

Les comptes sont parfaitement à l’équilibre. La cotisation de 40 € réglée par 215 à 220 membres est stable depuis plusieurs années. Le Syndicat a versé cette année 1385 € à l’Intersyndicat. Il existe une inter-relation forte avec le trésorier de la tontine, le Pr Hubert Ducou Lepointe.

 

Le Président Michel Lejoyeux insiste sur l’intérêt de la tontine souvent mal connue par nos jeunes collègues et chacun s’accorde à reconnaitre l’intérêt d’améliorer encore l’information sur la tontine notamment auprès des jeunes.

 

 

Renouvellement d’une partie du bureau du SMHP

 

Le Pr Béatrice Crickx quitte le poste de trésorière et Michel Lejoyeux fait un appel à candidature pour lui succéder. Le Pr Laurent Teillet, actuel vice-président du Syndicat se porte candidat : il est élu à l’unanimité.

 

Un poste est donc ainsi libéré au sein du bureau qu’il conviendra d’attribuer à la prochaine réunion. Le Pr Bertrand Guidet a fait acte de candidature au bureau. Sa candidature au bureau du SMHP a été acceptée par l’ensemble des autres membres du bureau. Il est donné une réponse favorable à sa candidature. Elle est également validée par l’Assemblée Générale du SMHP. Le Pr Philippe Saiag fait lui aussi acte de candidature.  Le bureau le remercie de sa proposition et va vérifier avec les statuts du SMHP le nombre maximal de membres pour le bureau.

 

Nouvelle modalité d’élection de la Commission hospitalière


Le Président expose les modes de fonctionnement actuel basés sur des collèges fondés sur les tranches d’âge. Cette modalité trouve ses limites rapidement : certains collèges n’ont pas de candidat, d’autres en ont plusieurs. Il propose de ne considérer désormais qu’une seule liste électorale comprenant l’ensemble des votants, sans tenir compte des tranches d’âge de nomination.

 

Pour Loïc Capron, le principe de la tranche d’âge est utile pour bénéficier d’une répartition justement basée sur l’âge avec des jeunes candidats et éviter l’écueil de n’avoir que des candidats âgés. Il suggère de fusionner les listes électorales en fonction du nombre de candidats, de sorte à avoir un nombre de candidats homogènes par liste électorale. Cette proposition expose toutefois à avoir des représentations variables avec un nombre d’électeurs variable pour élire le même nombre de représentants…

 

Le Président réfléchira avec les membres du bureau et proposera à la prochaine Commission hospitalière une nouvelle modalité de règlement électoral.


Mise en place d’un groupe de huit à dix jeunes collègues pour lancer une nouvelle dynamique du SMHP

 

Michel Lejoyeux rappelle que la mobilisation de jeunes collègues est un enjeu majeur pour le Syndicat. Un groupe de huit à dix jeunes pourrait être identifié, praticiens motivés à la fois par le Syndicat et la CME qui pourraient représenter le Syndicat aux élections de la prochaine CME.

 

Pour les désigner, les propositions de la Commission hospitalière sont importantes, ainsi que celles des différentes collégiales qui seront contactées, permettant par ce principe une représentation équilibrée par discipline. Le bureau du SMHP recevra toutes les propositions et il lancera un appel à candidatures auprès de l’ensemble des collégiales. Il joindra aussi les Présidents de CMEL pour des collègues représentatifs de leur site hospitalier. Georges Sebbane est motivé pour participer aussi à l’identification et la mobilisation des collègues dans ce sens.


Autres actions du SMHP

 

 Avis possible du SMHP sur la révision des effectifs


La révision des effectifs pourrait être un thème majeur d’implication du SMHP. Le syndicat des chirurgiens transmet un avis sur la révision des effectifs de PH. Mais le nombre de poste de PH en chirurgie est plus réduit que les postes de médecine. Une hypothèse serait que le SMHP transmette un avis et affirme une défense des demandes de postes de médecins choisis. Cependant, la révision des effectifs est de plus en plus décentralisée, se faisant de plus en plus dans les GH et cela impliquerait une décentralisation de la démarche syndicale. Si le Syndicat s’engage dans cette démarche, il ne le fera qu’en accord avec les collégiales de médecine et avec les présidents de CME locales.

 

Liens d’intérêt

 

Michel Lejoyeux a interrogé en CME le directeur général sur ce thème en observant que si la transparence est nécessaire dans ce domaine, il ne faut pas qu’elle bloque les initiatives. Un débat s’engage au cours duquel il est observé que les liens d’intérêt ne se limitent pas aux intérêts financiers et chacun s’accorde à craindre que le balancier n’aille trop loin dans le sens de la contrainte. Le Syndicat reste vigilant sur cette thématique qui concerne directement la vie des praticiens.

  

Attractivité des postes hospitaliers

 

L’attractivité des postes pour les médecins à l’AP est une préoccupation majeure des membres présents. On observe une fuite des médecins dans pratiquement toutes les spécialités. Les motifs de cette « fuite » des médecins sont multiples. La question des salaires est importante de même que celle des conditions de travail et de l’intérêt du travail. Il serait utile que le Syndicat recense auprès des collégiales le niveau manque en médecin par discipline. Olivier Hélénon observe que le manque d’attractivité peut revêtir un aspect insidieux. Il cite l’exemple de la radiologie pour laquelle les postes sont tous pourvus mais avec une rotation des postes extrêmement importante, correspondant aux départs quasi-annuels vers le secteur privé. Ce turn-over à l’intérieur des spécialités constitue également un indicateur de manque d’attractivité.


L’attractivité repose pour beaucoup sur les activités intellectuelles comme la recherche (Jean-Jacques Monsuez) mais on peut craindre le moment où le secteur libéral sera compétitif dans ce domaine (Michel Lejoyeux). Les différentes collégiales de médecine seront contactées pour un inventaire de la situation actuelle et des prévisions. Un inventaire et une proposition d’action pourront être réalisés auprès des CMEL.

 

Défense du service hospitalier public

 

Dans une période politique pré-éléctorale, le SMHP se fera l’écho des différents engagements et réflexions dans le domaine.


Compte rendu rédigé par le Pr Jean-Yves Artigou. Secrétaire Général du SMHP

Au nom du bureau du syndicat

Michel Lejoyeux président

Isabelle Nion Larmurier, vice-présidente

Laurent Teillet, trésorier

Jean-Jacques Monsuez

Bertrand Guidet

 

_____________


7 juin 2016. Après l'élection de la nouvelle CME et de son Président, le Syndicat réorganise son bureau et prépare ses prochaines réunions

La dernière réunion de la CME de l'AP-HP a concerné des questions qui impactent particulièrement la vie quotidienne des médecins. L'une de ces réflexions particulièrement "concernantes" est le rapport présenté par le Directeur Général sur les liens d'intérêt, les conflits d'intérêt et leur prévention.


Le SMHP a soutenu la clarification des liens et conflits d'intérêt. Il s'est fait l'écho des inquiétudes de ses membres hospitaliers et hospitalo-universitaires quant au maintien:

- des départs en congrès

- de la réalisation des actions dites accessoires.


Le SMHP a été rassuré par les informations transmises. Il restera à l'écoute de ses mandants et souhaiterai être associé aux discussions et réflexions sur la mise en place des structures de contrôle de ces activités.


Le SMHP est à l'écoute de vos commentaires et réactions sur cette question



21 décembre 2015 Communiqué de l'Intersyndicat

 

L’intersyndicat des médecins, chirurgiens, spécialistes et biologistes des hôpitaux de Paris a appris la disparition brutale d’un de ses membres le professeur Jean Louis Megnien dans des circonstances tragiques. Il adresse à son épouse, ses enfants, sa famille et à l’ensemble des collègues qui l’ont connu et apprécié toute sa compassion et ses condoléances.


 

L’intersyndicat des médecins, chirurgiens, spécialistes et biologistes des hôpitaux de Paris tient à rappeler à cette triste occasion son implication constante auprès de la CME de l’ AP-HP, présidée par le professeur Loïc Capron, dans la prévention et la prise en charge des risques psycho- sociaux touchant les personnels de santé et tout particulièrement les médecins.

 


L’intersyndicat des médecins, chirurgiens, spécialistes et biologistes des hôpitaux demande que la CME de l’ AP- HP, en relation avec les CME locales et la Direction Générale, considère le sujet des risques psycho- sociaux des personnels de santé et en particulier des médecins comme une priorité d’action dès le début de sa prochaine mandature et souhaite être étroitement associé aux travaux qu’elle ne manquera pas d’instruire à très court terme dans ce domaine.

 

 

_________________________________________

7 décembre 2015.

Remerciements du SMHP

 

Chères et chers Amies et Amis

 

 

 

Nous vous remercions très vivement du soutien et de la confiance que vous avez accordés à la liste des universitaires se présentant à la CME de l’AP-HP au titre du syndicat. Ces élus sont et resteront vos interlocuteurs privilégiés pour vous informer et relayer vos demandes et questions auprès de l’administration centrale de l’AP-HP.

 

 

 

Une tâche importante se présente à eux dans le cadre de la prochaine CME. Ils seront tous présents aux prochaines commissions hospitalières et vous pourrez échanger directement avec eux. Le Syndicat vous représentera et vous défendra pour tous les sujets de stratégie médicale de l’AP-HP et de questions statutaires. Il maintiendra le lien avec les collégiales de médecine et va identifier une manière plus visible de promouvoir les candidatures des praticiens hospitaliers qui lui ont fait confiance.

 

 

 

Le syndicat défendra une AP-HP unie et cohérente entre spécialités, entre sites hospitaliers et entre les hospitaliers et les universitaires.

 

 

 

A très bientôt

 

 

 

Avec toute notre amitié

 

 

 

 

Michel Lejoyeux Président du SMHP

 

Jean-Yves Artigou. Secrétaire Général

 

 


______________________________

16 novembre 2015.
Solidarité du SMHP 


Dans la suite des attentats qu'a subi notre pays et notre ville, le SMHP s'associe aux souffrances des familles et des victimes. Il rappelle sa défense du service public hospitalier garant de l'esprit de résistance et de civisme que chacune et chacun défend.


Le bureau du SMHP

_________________________

15 septembre 2015. Motion du bureau du SMHP

Défense des collègues hospitaliers et hospitalo-universitaires

 

Le Syndicat des Médecins des Hôpitaux de Paris défend depuis sa création

les collègues hospitaliers et hospitalo-universitaires dans leur exercice professionnel hospitalier.


Dans ce cadre, le Bureau du SMHP apporte son soutien à l'ensemble des collègues, notamment cardiologues, mis en cause publiquement la semaine dernière.


Il rappelle l'excellence de leur engagement universitaire et hospitalier pour l'hôpital public.


Il condamne les procédés consistant à mettre en cause nominativement et

publiquement des collègues sur la qualité et l'honnêteté de leurs travaux scientifiques

reconnus à l'échelon international.


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