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Édito



7 Décembre 2018

Communiqué du SNAM-HP soutenu par le SMHP

 

Lettre spéciale sur la situation actuelle

Le SNAM-HP et la CMH, intersyndicales représentatives et majoritaires de la profession, prennent acte de la crise majeure que traverse à l’heure actuelle la société française dont la crise des « gilets jaunes » en est le symptôme le plus manifeste.  Le besoin d’équité et de transparence est un fondement de notre démocratie. 

Sans nier la gravité de la crise que nous constatons, notamment due à une insuffisance de dialogue réel et de négociations constructives dans tous les milieux de notre société, et tout en exigeant de profonds changements dans le dialogue et l’apurement des contentieux professionnels, le SNAM-HP et la CMH ne sauraient approuver des actes de violences occasionnés récemment notamment lors de certaines manifestations.

Ils lancent donc un appel au calme tout en restant intransigeants sur l’essentiel de ces revendications concernant l’hôpital afin de combattre efficacement la crise budgétaire, la crise démographique et la crise institutionnelle qui touchent de plein fouet l’hôpital, les médecins, les professionnels et les usagers.

Dr Norbert Skurnik                                         Pr Sadek Beloucif

 


19 novembre 2018. Les collégiales de médecine se réunissent et font des propositions sur l'avenir des disciplines, de la CME et de l'offre de soin et de recherche de la CME

 

L’ensemble des collégiales de médecine se sont réunies le 19 novembre 2018 à la Salpêtrière dans le service de Médecine Interne d’Olivier Benveniste. Il y a été discuté de l’avenir de l’AP-HP, de la place des collégiales et de la CME dans la nouvelle organisation denotre CHU d’Île de France. Cette réunion s’est tenue à l’initiative du groupe « L’AP-HP du futur »créé en 2017. Ce groupe associe des PH et des PU-PH souhaitant faire des propositions concrètes sur l’évolution de l’AP-HP. Il est issu du Syndicat des Médecins des Hôpitaux de Paris qui le soutient et le parraine.

 Les membres du groupe « L’AP-HP du futur »  sont :

 

Jean-Yves Artigou Cardiologie, René Muret, Secrétaire Général du SMHP, rédacteur du compte rendu de la réunion,

Sébastien Beaune, SAU, Ambroise Paré

Olivier Benveniste, Médecine Interne, Pitié, Président de collégiale. 

Anne Bourrier Gastro-entérologie, Saint Antoine. Vice-Présidente de collégiale, 

Eric Daugas, Néphrologie, Bichat

Dominique Israël-Biet, Pneumologie HEGP, Présidente de collégiale

Isabelle Nion-Larmurier, Gastro-entérologie Saint Antoine, Vice-Présidente du SMHP

Dominique Pateron, SAU, Saint Antoine, Président de collégiale

Laurent Teillet, Gériatrie, Ambroise Paré

Michel Lejoyeux, Addictologie, Psychiatrie, Bichat. Président du SMHP, Coordinateur du Groupe AP-HP du futur.

 

A. Contexte général

 

Dominique Israël-Biet, membre du groupe de travail, avait pointé dès le début de la réflexion stratégique l’importance d’une action coordonnée de l’ensemble des collégiales. 

Pour chaque collégiale, étaient convié( e ) s, présent ( e ) s ou représenté ( e) s : 

-      La Présidente ou le Président

-      Un Binôme constitué d’un PH et d’un PU-PH

-      Un référent pour la recherche et les relations avec les universités.

 

Chacun a rappelé le contexte particulièrement difficile dans tous nos hôpitaux avec de réelles questions qui concernent l’avenir immédiat de l’institution. Parmi les facteurs d’inquiétude figurent les questions financières, l’attractivité pour les personnels en poste ou devant être recrutés. Les évolutions récentes suscitent des interrogations sur : 

-       les conséquences du découpage en Supra GH

-       le remplacement des pôles par des départements médico-universitaires,

-       l’avenir de l’unicité ou l’unité de l’AP-HP

-       la place respective des décisions locales prises en supra GH et des décisions centrales

-       les liens avec les universités et les UFR dont les contours, les missions et le pilotage évoluent aussi.

 

Trois points d’ancrage apparaissent  essentiels à Michel Lejoyeux et à l’ensemble du groupe :

-       le niveau des services qui doivent se voir renforcer en autonomie et lisibilité

-       le niveau des disciplines porté par les collégiales

-       le niveau de la CME centrale garante de l’équilibre entre les GH, d’une politique régionale de soin et de recherche et in fine du maintien de l’AP-HP.

 

La place des collégiales, véritable socle de notre exercice, doit être affirmée et constituer plus que jamais une force de propositions. Les présidents des collégiales se sont exprimés tour à tour avec leurs spécificités et leurs incertitudes.  Antoine Leenhardt, président de la collégiale de cardiologie, constate une réelle inquiétude sur l’avenir omniprésente dans les services et particulièrement bien exprimée dans cette réunion. Cela confirme le besoin de communication et d’expression de nos différentes spécialités. 

 

B. Missions actuelles et futures des collégiales

 

Pour Michel Lejoyeux, il faut aller vite et faire des propositions constructives avant que des décisions aient pu être prises sans intégrer l’avis des soignants médecins et non médecins et que ces décisions soient devenues irréversibles. Les disciplines doivent s’exprimer par leurs collégiales et aussi rendre plus lisible leur fonctionnement et leur « légitimité » administrative. 

 

Pour les maladies infectieuses, Jean-Michel Molinarappelle que sa collégiale regroupe à la fois les PH et les PU-PH de l’AP-HP mais également en dehors de l’AP-HP dans la région Ile-de-France. La principale mission de sa collégiale concerne la révision des effectifs sur lesquels il insiste sur l’importance des collégiales.

 

Iradj Sobhani pose la question de l’existence administrative des collégiales. Leur cadre réglementaire n’est pas défini. Certaines ont un statut d’association Loi de 1901. La plupart ont seulement un règlement intérieur. Une homogénéisation de leur statut et peut-être de leur fonctionnement est souhaitable. En l’état actuel, même sans existence administrative très définie, elles pèsent notamment sur les révisions des effectifs hospitaliers. Elles devraient être davantage impliquées dans les décisions de l’AP-HP sur les Départements Médico Universitaires, les services et les Supra GH. Eric Daugasau titre de la néphrologie se joint à ces regrets de manque de statut qui fragilise l’existence des collégiales. 

 

Aurélien Amiotsouhaite au nom de la collégiale de gastro-entérologie qu’il n’y ait un positionnement clair des disciplines médicales sur des sujets particulièrement stratégiques pour l’AP-HP. Pour les disciplines médicales ou chirurgicales comportant une activité interventionnelle comme la sienne ou la cardiologie, une réponse doit être donnée aux nombreuses fuites de médecins en dehors de l’AP-HP.

 

C. Place des services et des collégiales dans la démarche de transformation de l’AP-HP : oikeiosis, futurs départements médico-universitaires

 

Pour mémoire oikeiosis désigne le processus de décentralisation et de réforme de l’AP-HP avec notamment la diminution de l’impact du siège de l’AP-HP et l’émergence de Supra-GH. Olivier Hélénon, pour la collégiale de radiologie, demande que les collégiales soient plus sollicitées dans les réflexions stratégiques de Oikeiosis. Elles devront être associées aux décisions prises suivantes par les Supra GH et par la future CME centrale.

 

Olivier Benveniste, président de la collégiale de médecine interne,  a fait partie du groupe de réflexion sur oikeiosis. Il insiste sur l’importance qui doit être donnée aux collégiales dans la mise en place des futurs Départements Médico-Universitaires. Ces structures peuvent représenter une réelle opportunité en substitution des pôles. On pourrait espérer garder le meilleur des pôles et ajouter une dimension de recherche et d’innovation tout en souhaitant une meilleure reconnaissance des services. La dimension de gestion humaine est elle aussi importante. Cette dimension est portée notamment par les PH de médecine élus de la CME. Elle est relayée par l’ensemble des participants à la réunion et par le groupe « L’AP-HP du futur »

 

Laurent Teillet s’est exprimé au nom de la gériatrie. De nombreuses interrogations persistent sur les futurs départements médico-universitaires (DMU). Le déplacement de la décision depuis le centre vers les CME locales renforce encore le besoin d’expression des collégiales. Un groupe de réflexion animé par François Crémieuxet Jean-Claude Carelest mis en place. Sébastien Beaune, l’un des membres de « L’AP-HP du futur » fait partie de ce groupe de réflexion. Les discussions portent autant sur les questions de personnes que sur le contenu des DMU (fonctions, périmètres, regroupement de spécialités ou non). Le groupe devrait rapidement rendre ses conclusions et principes. Un des éléments relativement décidé est que l’on passera des 120 pôles actuels à 80 DMU.

 

Francis Berenbaum, au nom de la collégiale de rhumatologie, observe que la différence théorique entre les pôles et les DMU est l’aspect universitaire, point positif qui concerne à la fois les praticiens hospitaliers et les praticiens universitaires. Il faut peser pour que le regroupement des services en DMU soit fondé sur une démarche d’innovation et d’enseignement en plus de la démarche d’offre de soins. Les regroupements dans un même DMU, pour Antoine PelissoloPrésident de la collégiale de psychiatrie, fonctionneront d’autant mieux qu’ils ne seront pas imposés. Ils doivent correspondre à des démarches déjà engagées de recherches ou de soins communes et cohérentes. La notion d’efficience ne doit pas seule présider la mise en place de ces DMU. Doivent être conservées les questions de parcours patient, d’offre de soin et d’innovation.

 

D. Collégiales, CME locales et CME centrale

 

Pour Eric Hispard, Président de la collégiale d’addictologie, il faut plus que jamais que les disciplines à l’intérieur et entre elles manifestent une solidarité pour être une véritable force de propositions ; tout en appuyant ses réflexions sur la particularité de nos services qui comportent avant tout la mission du service public avec la nécessité de prendre en charge les plus démunis.

 

Eric Daugas note avec l’accord du groupe que la CME centrale représente la meilleure représentation des collégiales. Les élections à la prochaine CME doivent être l’occasion pour les candidats de prendre l’engagement de représenter l’ensemble des collégiales.  

 

L’existence même de l’avenir de la CME centrale est en discussion mais quelle que soit la future CME centrale, Michel Lejoyeux juge indispensable qu’il y ait une représentation élue des disciplines qui puisse s’exprimer au niveau central. Il rappelle aussi que cette réflexion s’établit en lien avec les élus médecins du SMHP à la CME. Le Président de la CME, Noël Garabédian suit ces débats et attend des propositions concrètes dont il pourra tirer ce qui lui paraîtra judicieux. D’ores et déjà, Noël Garabédiana affirmé à chaque réunion de la CME centrale son souhait de voir cette structure être maintenue si ce n’est renforcée dans le futur de l’AP-HP. Il joue un rôle clé dans l’expression et la défense de la parole médicale dans les réorganisations en cours.


E. Suites de la réunion du 19 novembre.

 

Michel Lejoyeux, au titre du groupe de travail et du SMHP, a transmis un document de travail sur les collégiales, les CME locales et la CME centrales. Les membres présents des collégiales en ont pris connaissance et le document est en attente de validation. Il a été décidé de poursuivre les propositions dans trois directions en lien avec les collégiales, les CME locales et la CME centrale :

 

1. Quelle composition préférons-nous pour la CME centrale (élargie ou resserrée), quel mode d’élection ? 

2. Quelles sont les missions des CME locales et de la CME centrales dans le domaine de la recherche, de l’innovation et des relations avec les universités ?

3. Quelles sont les missions de la CME centrale à maintenir et développer dans le cadre de la nouvelle organisation de l’AP-HP ?

 

Les collégiales de médecine vont pour toutes ces questions prendre l’avis de leurs membres, faire des propositions. L’avis des collégiales des autres disciplines sera intégré dans les propositions. Ces avis seront transmis et présentés au Président de la CME et au Directeur de l’AP-HP.

 

Vous serez régulièrement tenus au courant de l’avancée de ces projets et propositions. Chacune et chacun d’entre vous est invité à participer à ce projet nouveau pour l’AP-HP soit par l’intermédiaire de votre Présidente ou Président de collégiale, soit en adressant un mail à michel.lejoyeux@aphp.fr.

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4 juillet 2018. Le SMHP et l'ensemble des autres syndicats de médecins, biologistes et chirurgiens s'invitent au débat sur l'avenir de l'AP-HP.


Chères et chers amies et amis,

 

Les Syndicats des médecins, chirurgiens et biologistes des hôpitaux de Paris, l’Intersyndicat des médecins, chirurgiens et biologistes et le SNAM-HP soutiennent la démarche d’évolution de l’AP-HP que débute la CME et son Président.

 

Nous soutenons aussi la défense par le Président de la CME, de l’unité de l’AP-HP et du maintien d’un dialogue local dans les équipes, les services et les sites hospitaliers. Nous nous interrogeons et vous interrogeons sur l’avenir et les missions de l’AP-HP en général, de sa CME et de ses relais locaux en particulier.

 

Ainsi, nous aimerions partager avec vous certaines de nos interrogations concernant la « Nouvelle AP-HP », centrée autour de groupements de « Supra-GH » comme « AP-HP.5 » ou « AP-HP.6 » :

 

- la CME centrale restera-t-elle une représentation de l’ensemble des collègues de l’AP-HP à un niveau central avec une élection générale ?

- ou deviendra-t-elle un regroupement de CME locales issues des nouveaux groupes hospitaliers y envoyant uniquement des représentants locaux ?

 

Votre avis est d’une extrême importance sur cette question qui, au-delà du sujet de la règle électorale et du fonctionnement de la CME, déterminera le maintien de l'unicité de l'AP-HP à laquelle nous sommes attachés et qui pourrait être mise en question ou menacée.

 

La gouvernance de l’AP-HP restera-t-elle comme aujourd’hui une structure indépendante ou sera-t-elle constituée de groupes hospitaliers sous pilotage régional direct ?

La stratégie de soin et de recherche ainsi que les relations internationales seront-t-elles locales ou globales ?

Quel type de réflexion, centralisé ou non, sera établi sur la qualité des soins et la qualité de vie au travail ?

Quelle importance accorder aux relations de subsidiarité, de complémentarité et de coopération entre les sites de notre institution ?

Quelle instance de dialogue démocratique de tous les praticiens et au-delà de la population de l’Ile-de-France sera mise en œuvre ?

 

Le maintien d’une information et d’une communication locale de qualité au sein de tous les sites hospitaliers et avec tous les personnels de l’AP-HP est un deuxième point de préoccupation particulièrement aigu :

- Comment serons-nous représenté (e)s et donc reconnu (e)s ?

- Comment pourrons-nous nous informer et nous exprimer sur les projets et difficultés de notre équipe médicale et para-médicale, notre service, notre hôpital ou notre activité de soin ou de recherche sans être « noyé(e)s » dans un nouveau « Super-GH » aux contours de plus en plus élargis ?

 

Pour nous, le cadre rénové de l’AP-HP doit permettre de concilier une action locale, au plus près du terrain, des équipes et  des hôpitaux, tout en assurant une réflexion globale de qualité sur l’ensemble de l’AP-HP, associant largement l’ensemble du personnel de l’institution. 

 

C’est pourquoi vos réactions en réponse à ce mail sont déterminantes pour faire entendre votre voix. Elles seront intégrées dans un prochain message que nous diffuserons dès la rentrée à l'ensemble des collègues.

 

Merci pour votre attention et votre participation

 

Bien amicalement et confraternellement,

 

 

Michel Lejoyeux, Président du Syndicat des médecins des hôpitaux de Paris

Jean-Yves Artigou Secrétaire Général

Isabelle Nion-Larmurier Vice-Présidente

Laurent Teillet Trésorier

 

Sadek Beloucif, Président du SNAM-HP

 

Yann Parc, Président du Syndicat des chirurgiens

 

Rémy Couderc, past-Président du Syndicat des biologistes (SBPHU), secrétaire de la CMH

Bruno Baudin Président du SBPHU (SBPHU (Syndicat des Biologistes Praticien Hospitaliers et Hospitaliers et Universitaires d’Ile de France)

 

Alain Faye, Président de l’Intersyndicat des médecins, chirurgiens et biologistes des hôpitaux de Paris.

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9 avril 2018: Réunion de l'Intersyndicat des médecins, chirurgiens et biologistes des hôpitaux de Paris


L'Intersyndicat a validé et va diffuser la motion du SMHP. Elle reflète des propositions partagées par toutes les disciplines médicales.

 

Contexte :  A la suite des annonces des coupes budgétaires imposées à l’AP-HP, une réunion exceptionnelle du Syndicat des Médecins des Hôpitaux a été réunie. Une motion a été validée par les membres du SMHP. Il reflète aussi les réactions de l’ensemble des personnels médicaux et non médicaux représentés. L’Intersyndicat des médecins, chirurgiens et biologistes des hôpitaux de Paris valide également ces remarques et propositions


1. L’AP-HP est  arrivée au bout de ses possibilités d’économies dans sa configuration actuelle. Il y a une impossibilité à la mise en œuvre des mesures demandées pour cette année et pour les années à venir.  La situation budgétaire a un impact immédiat et prolongé sur la motivation des personnels médicaux et non-médicaux de l’AP-HP ainsi que sur l’attractivité de l’AP-HP pour les personnels non encore titulaires. Le SMHP relève chez l’ensemble des soignants des réactions mêlées de découragement et d’exaspération ne pouvant pas rester sans réponse.

 

2.   Une vigilance particulière est appelée sur trois points (non exclusifs d’autres situations de vigilance) :

Les personnels médicaux non-titulaires particulièrement menacés  (assistants, attachés, praticiens hospitaliers contractuels…),

Les personnels non-médicaux, notamment aides-soignants et autres catégories de personnels non-médicaux au vu de l’application de ratios ne tenant pas toujours compte des spécificités de certains services,

Les révisions d’effectifs à venir des praticiens hospitaliers titulaires sans suffisamment de visibilité pour les jeunes praticiens.

 

3.    Demande urgente de validation par les services et les collégiales des paramètres utilisés par l’administration pour calculer les ratios activités/moyens. Ces paramètres sont souvent incomplets. Ils pourraient être améliorés par les remontées précises des services.

 

4.    Demande que soient identifiées les dépenses et moyens consacrés aux missions obligatoires d’ « assistance » de l’AP-HP :

Aval de l’urgence,

Précarité, 

Patients hors indication de séjour en MCO présents dans les lits de MCO,

 Ces chiffres d’activités « contraintes » doivent être clairement identifiés. Ils sont à différencier des soins programmés ou non que l’AP-HP peut réorganiser plus facilement.

 

5.         Demande de participation à la réflexion en cours sur les statuts hospitalo-universitaires et hospitaliers. Souhait de reconnaissance des activités de recherche et d’enseignement des praticiens hospitaliers, possibilités de nominations plus rapide et réflexion sur l’évolution des rôles hospitaliers.  L’AP-HP pourrait représenter un terrain d’innovation pour des mesures maintenant son attractivité médicale et universitaire.

 

 

Motion rédigée par Michel Lejoyeux (président du SMHP) et Jean-Yves Artigou (secrétaire général du SMHP) validé par le bureau du SMHP

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29 mars 2018: Réunion de la

commission hospitalière du Syndicat

 

 

Lieu : salle de réunion du département de cardiologie, Hôpital de la Pitié Salpêtrière

 

Présents :

Michel Lejoyeux (psychiatrie, Président du SMHP, CME),

Bertrand Godeau (médecine interne, Henri Mondor),

Cécile Goujard (médecine interne, Bicêtre),

Dominique Israël-Biet (pneumologie, HEGP, présidente de la collégiale,

commission hospitalière, CME),

Emmanuel Loeb (psychiatrie, Bicêtre Président du Syndicat national des CCA),

Damien Logeart (cardiologie, Lariboisière, commission hospitalière),

Jelena Martinovic (fœtopathologie, Antoine Béclère),

Eric Maury (Réa med, Saint Antoine),

Wajdi Mehtelli (psychiatrie-addictologie, Saint Louis, Lariboisière, Fernand Widal),

Jean-Jacques Monsuez (cardiologie, René Muret, bureau du SMHP),

Isabelle Nion-Larmurier (gastroentérologie, Saint Antoine, Vice-présidente du SMHP),

Dominique Pateron (urgences, Saint Antoine, président de la collégiale, CME),

Jean-Laurent Le Quintrec (gériatrie, Sainte Perrine),

Marie-Laure Raffin-Sanson (endocrinologie, Ambroise Paré, présidente de la collégiale),

Laurent Teillet (gériatrie, Ambroise Paré, président de la collégiale, Trésorier du SMHP, CME),

Franck Verdonk (anesthésie réanimation, Saint Antoine

Président du Syndicat des CCA des Hôpitaux de Paris),

et Jean-Yves Artigou (cardiologie, René Muret, Secrétaire Général du SMHP, CME).

 

 

 

Le Président, Michel Lejoyeux, a souhaité convoquer cette commission hospitalière exceptionnelle en raison du caractère lui aussi exceptionnel des récentes annonces de contraintes financières qui pèsent sur l’ensemble de la communauté soignante.

Il explique qu’il s’agit de recenser les difficultés et de voir ensemble les meilleurs moyens pour y faire face en sachant que le périmètre de réflexions de notre syndicat concerne l’Île-de-France.

Il rappelle que l’ADN du SMHP est d’être au plus près des difficultés du terrain et ceci justifie pleinement cette réunion exceptionnelle et celles qui s’ensuivront.

 

 1.     Point sur la situation de l’AP-HP

 

Plus de 200 millions d’économies supplémentaires viennent d’être annoncés par le Directeur général avec comme effets immédiats des gels de crédits notamment dans le recrutement de personnel médical. Les effets de ces gels sont déjà constatés dans les GH.

 

La tension s’exprime sur les personnels médicaux les plus fragiles, c’est-à-dire les non-titulaires. Chaque hôpital, et, en aval, chaque pôle, aura à rendre un certain nombre de postes de collègues arrivant en fin de contrat temporaires dans deux catégories : praticiens hospitaliers contractuels et attachés vacataires (Jean-Jacques Monsuez).

 

Cet effort financier est trop global, ne tenant pas assez compte des spécificités des GH ni a fortiori à l’intérieur des GH, des spécificités des différents services (Bertrand Godeau).

 

Les membres de la CME et du Syndicat rappellent que le Président de la CME, Noël Garabédian, est comme nous tous extrêmement préoccupé par cette situation, pénalisant l’ensemble de la communauté médicale soignante et menaçant l’attractivité déjà très fragilisée de l’AP-HP.

 

 2.     Retours par site hospitalier et par discipline 

Bertrand Godeau pour Henri Mondor exprime le sentiment de tous :

les équipes sont au bord de la rupture et la situation est tout à fait dramatique. Ces contraintes ne concernent pas uniquement le personnel médical tant s’en faut. Elles concernent également le personnel non médical avec les mêmes problèmes en cascade que ceux que nous connaissons en personnel médical. Ainsi, lorsqu’il existe un déficit d’aides-soignant (e)s, qui se majorera avec la mise en place actuelle des dispositions APC (Adéquation Personnel au Capacitaire), c’est, au-delà de la pénalisation importante sur la qualité des soins et la sécurité des malades que représente la seule réduction des effectifs aide-soignant, une réduction évidente satellite de l’attractivité du métier d’infirmier qui suivra (Jean-Jacques Monsuez).

 

Les indices de performance classent nos services en tenant compte de la durée moyenne de séjour, du taux d’occupation et de l’activité en regard : ce classement est censé aboutir à des mises sous tutelle pour les moins bien classés. Chacun s’accorde à reconnaitre le caractère « flou » des chiffres produits par l’administration : chiffres anciens ou même parfois erronés (Wajdi Mehtelli). Or, ce sont ces chiffres qui nous sont actuellement opposables.

 

Un tour de table montre le caractère très homogène de ces contraintes et de leur ressenti quel que soit le groupe hospitalier, l’hôpital, la discipline. (Cécile Goujard, Emmanuel Loeb).


 3.     Propositions et réactions à envisager 

Des propositions concrètes doivent être mises en regard de ces dispositions jugées inadmissibles et excessives. Pour Dominique Pateron, le risque est de laisser l’administration faire seule les choix et un blocage des recrutements. Le corps médical doit pouvoir être une force de propositions pour moduler les pressions sur les différents services.

 

La proposition de restructuration médicale ne peut pas seulement passer par les collégiales (Dominique Israël-Biet). Le Syndicat donne une place essentielle aux collégiales.  Mais cet arbitrage médical doit associer, en plus de la CME, les collégiales et les groupes hospitaliers.

 

Jean-Laurent Le Quintrec confirme le caractère souvent inexact des indicateurs et suggère d’opérer une « résistance  administrative ». Sa réaction pourrait prendre la forme d’arrêter de répondre aux demandes d’informations et enquêtes. Cette proposition n’est pas retenue par le groupe.

 

Laurent Teillet en prolongement de la même spécialité considère que malgré les surtensions, la gériatrie continue encore de subir des injonctions d’activité supplémentaire qui rend son attractivité à l’AP-HP de plus en plus faible. Il regrette également que les services les plus fragiles comme les services de logistique et les services de support soient les plus attaqués, les plus fragilisés. Ces réductions entrainent des charges de travail supplémentaires qui se répercutent sur les soignants.

 

Pour Eric Maury, c’est le principe général du financement des hôpitaux qui est posé et une décision politique au niveau national s’impose pour préciser les véritables choix stratégiques : le rôle de l’hôpital et les moyens à lui attribuer.

 

Pour Damien Logeart, l’attractivité de l’AP-HP est en chute libre et particulièrement au niveau du personnel non médical. Il cite son service où les intérimaires se succèdent depuis trois ans sans candidat titulaire.

 


4.     Invitation et prise d’avis du syndicat des chefs de clinique

 

Franck Verdonk, président du syndicat des chefs de clinique des Hôpitaux de Paris, rappelle que sur une enquête récente effectuée auprès de 1200 internes et chefs de clinique, seul un tiers d’entre eux souhaite être titularisé. Pourtant, les jeunes praticiens restent motivés par le soin dans le service public.

 

Emmanuel Loeb, président du syndicat national des chefs de clinique, ajoute que ces contraintes dramatiques ne vont faire que s’aggraver avec la mise en place de la dernière phase de la réforme du troisième cycle.

 

Pour Franck Verdonk, ces contraintes sont intenables pour l’ensemble des CHU de France dont il faut unir les efforts pour aboutir à une expression commune nationale.

 

Les jeunes praticiens insistent sur deux propositions qui sont reprises par le groupe :

une réflexion sur les statuts notamment hospitaliers et hospitalo-universitaires,

un arbitrage des activités relevant ou non d’une prise en charge par le CHU.

 

Jean-Jacques Monsuez souligne qu’il s’agit de l’avenir de notre système hospitalier et en particulier de l’AP-HP qui se joue.

 5.     Synthèse et Conclusion

 

Le président Michel Lejoyeux constate que le caractère dramatique de la situation est partagé par tous les GH et toutes les spécialités représentés.

 

Les emplois non statutaires sont les plus fragiles : ils doivent être protégés.

 

Le SMHP a la possibilité d’interroger les services financiers sur des points très précis et concrets. Il est ainsi nécessaire de préciser la proportion exacte de patients que nous soignons au nom de nos valeurs d’accueil et d’assistance que les établissements privés et publics ne prennent pas en charge : patients précaires, sans couverture sociale, en aval des urgences.


Il faut aussi déterminer le nombre de patients hospitalisés en MCO sans indication médicale à être ou rester hospitalisés, le niveau précis des créances recouvrées. Une analyse est à faire des conséquences financières du recrutement des personnels non soignants imposés au nom des contrainte qui pèsent plus lourdement sur nos structures (évaluation, qualité …)

 

Le Président Michel Lejoyeux exprime toute sa détermination personnelle pour que le syndicat qu’il préside soit entendu dans cette période très critique. Il élaborera avec son bureau une motion et des propositions concrètes seront rapidement présentées.Il réunira de nouveau notre groupe dans les prochaines semaines.

 

Le bureau rappelle qu’une prochaine réunion de la commission hospitalière est prévue à la rentrée en présence du Président de la CME, Noël Garabédian.


6.     Proposition d’une motion du SMHP 

 

1.   Consensus validé par les membres du SMHP comme par les réactions de l’ensemble des personnels médicaux et non médicaux:

L’AP-HP est  arrivée au bout de ses possibilités d’économies dans sa configuration actuelle. Il y a une impossibilité à la mise en œuvre des mesures demandées pour cette année et pour les années à venir. 

La situation budgétaire a un impact immédiat et prolongé sur la motivation des personnels médicaux et non-médicaux de l’AP-HP ainsi que sur l’attractivité de l’AP-HP pour les personnels non encore titulaires.

Le SMHP relève chez l’ensemble des soignants des réactions mêlées de découragement et  d’exaspération ne pouvant pas rester sans réponse.

 

2.   Une vigilance particulière est appelée sur trois points

(non exclusifs d’autres situations de vigilance) :

Les personnels médicaux non-titulaires particulièrement menacés  (assistants, attachés, PHC…),

Les personnels non-médicaux, notamment aides-soignants et autres catégorie  de personnels non-médicaux au vu de l’application de ratios ne tenant pas toujours compte des spécificités de certains services. Les révisions d’effectifs à venir des praticiens hospitaliers titulaires

sans suffisamment de visibilité pour les jeunes praticiens.

 

3.    Demande urgente de validation par les services et les collégiales des paramètres utilisés par l’administration pour calculer les ratios activités/moyens. Ces paramètres sont souvent incomplets. Ils pourraient être améliorés par les remontées précises des services.

 

4.    Demande que soient identifiées les dépenses et moyens consacrés aux missions obligatoires d’ « assistance » de l’AP-HP :

Aval de l’urgence,

Précarité, 

Patients hors indication de séjour en MCO présents dans les lits de MCO,


Ces chiffres d’activités « contraintes » doivent être clairement identifiés. Ils sont à différencier des soins programmés ou non que l’AP-HP peut réorganiser plus facilement.

 

5.         Demande de participation à la réflexion en cours sur les statuts hospitalo-universitaires et hospitaliers.

Souhait de reconnaissance des activités de recherche et d’enseignement des praticiens hospitaliers, possibilités de nominations plus rapide et réflexion sur l’évolution des rôles hospitaliers. L’AP-HP pourrait représenter un terrain d’innovation pour des mesures maintenant son attractivité médicale et universitaire.


Compte rendu rédigé par Jean-Yves Artigou

Secrétaire Général SMHP, membre de la CME. Le 30 mars 2018 

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6 décembre 2017.
Réaction du SMHP aux coupes budgétaires imposées à

l'AP-HP


L’AP-HP subit une pression budgétaire inédite et inacceptable.
Alors que ses activités de recherche et d’intérêt général

restent stables, elle voit réduire son enveloppe MIGAC

(Missions d’intérêt général) et MERRI

(Missions d’enseignement, de recherche et d’innovation)

de 50 millions d’euros.

Sa dotation pour frais médicaux hors remboursement

diminue de 20 millions d’euros pour des dépenses qui

lui sont imposées.


L’impact de la réduction du Plan Global de Financement

Pluriannuel est une diminution très sensible du budget

et un engagement d’augmentation d’activité de 2,5%.
Cette mesure correspond à la suppression

d’environ mille emplois.


Le SMHP dans cette situation
- Soutient la CME de l’AP-HP qui a refusé l’Etat

prévisionnel des recettes et des dépenses en votant

à l’unanimité une motion dans laquelle elle exprime

sa « préoccupation devant la contrainte budgétaire

importante et renouvelée.

La poursuite de ces efforts financiers dans un contexte

d’accroissement d’activité fait courir un risque réel

sur la sécurité et la qualité des soins dispensés

à nos patients dont nous sommes les garants ».


- Rappelle que ces contraintes mettent en péril

l’activité de l’AP-HP, son attractivité pour les plus

jeunes praticiens qui risqueraient de ne pas être

recrutés et menace ses valeurs d’accès aux soins

pour tous, d’innovation et de recherche.

Ces contraintes exposent aussi à la démotivation

les praticiens en poste depuis plusieurs années

qui risquent de se détourner vers d’autres structures.


- Va lancer une concertation pour faire des

propositions de développement de l’activité

et d’évolutions dans le respect de la qualité

de vie au travail et des valeurs fondatrices de l’AP-HP.


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29 juin 2017

Réunion de la Commission hospitalière du Syndicat

Etaient présents dans la salle de réunions du département

de cardiologie de la Salpêtrière

 

Bertrand Guidet (réanimation médicale, hôpital Saint-Antoine, CME)

Sylvie Haulon (gériatrie, hôpital Emile Roux)

Jean-Pierre Lotz (oncologie médicale, hôpital Tenon, président de collégiale)

Michel Lejoyeux (psychiatrie, hôpital Bichat, président du SMHP, CME)

Laurent Teillet (gériatrie, hôpital Ambroise Paré, président de collégiale)

 et Jean-Yves Artigou (cardiologie, hôpital René Muret, SMHP,CME, rédacteur de ce compte rendu).

 

Michel Lejoyeux communique les résultats de l’enquête qu’il a effectuée auprès des collègues (lien internet). Il souligne les difficultés pour l’Assistance Publique de rester attractive. Ce point est repris par les participants. Des actions pour augmenter l’attractivité vont être sollicitées. Ce point sera discuté la semaine prochaine en intersyndicat.

 

Difficultés majeures : exemple de la gériatrie

La présence de gériatres et l’actualité brûlante au niveau de cette spécialité la font prendre en exemple.

La réforme du troisième cycle des études médicales aggrave d’une manière brutale le fonctionnement des services de gériatrie et vient révéler les grandes difficultés de fonctionnement dans lesquels étaient plongés ces services depuis plusieurs années. La réforme du troisième cycle institue un DES de gériatrie mais parallèlement, le DES de médecine générale se désinvestit des services hospitaliers au profit de la médecine ambulatoire. Or, la gériatrie est très dépendante des internes de médecine générale puisque plus de 9 internes sur 10 sont des internes de médecine générale dans les services de gériatrie. Des difficultés majeures de fonctionnement sont donc attendues dans le service de gériatrie au semestre prochain.

 

Plusieurs services envisagent d’ores et déjà de limiter leurs activités transversales ou externes (hôpital de jour notamment), voire de fermer des lits d’hospitalisation. Parallèlement, une réflexion en profondeur s’impose : restructuration avec mise en commun des moyens médicaux.

 

Il est indispensable pour cette spécialité très concurrencée par le public hors AP et par le secteur privé d’améliorer son attractivité. Le recrutement et le maintien des praticiens en place apparaissent de plus en plus difficiles.

 

A côté de mesures d’attractivité financière, l’amélioration de la qualité de l’exercice semble essentielle. Augmenter l’universitarisation de la spécialité apparait essentiel avec recrutement de personnel universitaire non titulaire et titulaire, mise en place de structure de dépistage et d’accompagnement des jeunes talents.

 

Un groupe de travail ad hoc de la CME a été créé à la demande du président qui rendra ses conclusions au cours de la CME du 4 juillet 2017.

 

Réduction du temps de travail et CET

 

 Les comptes épargne-temps représentent une menace pour le fonctionnement des services dans la mesure où les praticiens hospitaliers peuvent ainsi cumuler de longues périodes avant leur retraite effective avec des conséquences de fonctionnement majeures pour les services dans lesquels ils sont affectés.

 

Un certain degré d’encadrement de ce repos est nécessaire en fonction des services, en fonction des spécialités afin de conserver un fonctionnement serein.

 

Prime d’engagement dans la carrière hospitalière (PECH)

 

Il existe une part nationale de 10 000 € et une part locale de 20 000€ sur laquelle l’Assistance Publique réfléchit actuellement avec la CME. Les disciplines destinataires sont réglementairement  l’anesthésie-réanimation et la radiologie. L’attribution de ces primes est complexe, source de tensions entre praticiens mais aussi avec les autres spécialités.

 

La modification du statut avec la possibilité d’embaucher des médecins de façon plus souple, est soulignée notamment pour les médecins qui travaillent dans les établissements hors AP-HP. Des contrats plus souples favoriseraient leur recrutement et leur maintien au sein de l’institution : l’idée d’une part fixe et d’une part variable à la rétribution est évoquée.

 

La facilitation de passerelle entre les spécialités pourrait également apporter un élément de souplesse supplémentaire.

 

Prochaine réunion

 

Pour la prochaine réunion de la commission hospitalière, le Président Michel Lejoyeux propose d’inviter le Président Noël Garabédian pour un bilan à mi-parcours de sa mandature.

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16 mars 2017

Réunion de la Commission Hospitalière du Syndicat

et présentation des résultats d'une enquête

sur la satisfaction des praticiens à

l'AP-HP

 

 

 

Etaient présents :

 

Olivier Benveniste - Médecine Interne -La Salpêtrière

Christophe Cellier - Hépato-gastro entérologie - HEGP

Eric Daugas - Néphrologie - Bichat

Bertrand Guidet - Réanimation - Saint Antoine

Olivier Hélénon – Radiologie – Necker

Dominique Israël-Biet – Pneumologie – HEGP

Michel Janier – Dermatologie – St Louis-St Joseph

Isabelle Nion Larmurier - Gastro- entérologie - Saint Antoine

Laurent Teillet – Gériatrie – Ambroise Paré

Michel Lejoyeux – Psychiatrie-Addictologie – Bichat

 

 

 

I - Rapport financier

 

Rapport établi par le Pr Laurent Teillet. Trésorier du Syndicat.

 

Il y avait en 2016, 264 cotisants.

 

Ont été reçus en 2017, 200 chèques dont 180 SMHP + Tontine

et 20 adhésions seules au SMHP.

 

Les retardataires vont faire l’objet d’un courrier de relance

et ils devront une cotisation majorée d’une pénalité de retard.

Ils pourront ainsi continuer à bénéficier de la protection de la tontine.

 

L’ensemble des participants remercient

le Pr Laurent Teillet pour son précieux travail.

 

 

 

II – Protection et développement de la tontine

 

Une discussion s’engage sur la manière de « médiatiser »

la protection que représente la Tontine.

 

Quelques mesures décidées en Commission Hospitalière

vont être prises :

 

– informer la conférence des doyens de médecine et leur

demander de transmettre cette information aux PU-PH et autres personnels

universitaires récemment nommés,

 

– joindre les services du personnel des facultés de médecine.

 

L’autre idée est de réaliser un document en ligne

permettant aux collègues de se rendre compte des bénéfices de la Tontine

avec un ou deux exemples.

Une comparaison avec les assurances privées pourrait

être aussi réalisée. 


Un devis va être demandé quant à la réalisation

d’un fichier pouvant être transmis par Internet.

 

 

 

III – Résultats de l’enquête sur la satisfaction

au travail des praticiens hospitaliers et hospitalo-

universitaires et leurs perspectives à court terme.

 

Enquête en ligne, anonyme, réalisée en février 2017, sur trois semaines, 281 réponses. Diffusion par le Syndicat des Médecins des Hôpitaux de Paris,  l’Intersyndicat des Médecins, Chirurgiens et Spécialistes des Hôpitaux de Paris et  les Présidents de CMEL

 

A. Description des praticiens ayant répondu au questionnaire

 

Statut hospitaliers des praticiens ayant participé à l’enquête

  • PH                             116 (43 %)
  • PU-PH                         92 (34 %)
  • Attachés                      41 (15 %)
  • MCU-PH                      21 (8 %)

 

Tranches d’âge

  • Moins de 30 ans        4 (1,4 %)
  • 30-40 ans               80 (28,7 %)
  • 40-50 ans               71 (25,5 %)
  • 50-60 ans               90 (32,3 %)
  • Plus de 60 ans        33  (11,8 %)

 

Spécialité

  • Médecine                171 (61 %)
  • Chirurgie                34 (12,1 %)
  • Biologie                  30 (10,7 %)
  • Anesthésie              24 (8,5 %)
  • Pharmacie              11 (3,9 %)
  • Radiologie               6 (2,1 %)
  • Santé publique        4 (1,4 %)

 

B. Satisfaction globale

 

Niveau global de satisfaction du travail à l’AP-HP

 

(entre 0 : pas du tout satisfait et 5 : satisfait)

  • moyenne                   3,07
  • variance                     0,79

 

Niveau de satisfaction à l’AP-HP selon le statut

 

  • MCU-PH                         3,2
  • PU-PH                            3,08
  • PH                                 3

 

Pas de différence significative entre les classes.

 

Niveau de satisfaction à l’AP-HP selon la discipline

 

  • Santé publique                 3,5
  • Biologie                           3,3
  • Pharmacie                        3,3
  • Médecine                          3,1
  • Radiologie                         3
  • Chirurgie                           2,79
  • Anesthésie                         2,7

Différence statistiquement significative.

 

Niveau de satisfaction à l’AP-HP selon l’âge

 

  • Plus de 60 ans                  3,2
  • 50-60 ans                         3,06
  • 40-50 ans                         2,9
  • 30-40 ans                         3,1
  • Moins de 30 ans                 3

Pas de différence significative selon les âges.

 

C. Motifs de satisfaction et de difficultés

 

Motif principal de satisfaction dans le travail à l’AP-HP

 

(trois réponses possibles par participant)

  • Intérêt pour les pathologies traitées 198 réponses (70 %)
  • Cohésion des équipes                      183 réponses (65 %)
  • Formation fournies par l’AP-HP         101 réponses (36 %)
  • Stabilité de l’emploi                         97 réponses (34 %)
  • Facilité de recherche                        91 réponses (33 %)
  • Innovation                                      84 réponses (30 %)
  • Prestige international de l’AP-HP       23 réponses (9 %)
  • Bibliographie                                   18 réponses (7 %)
  • Possibilité de faire du privé               10 réponses  (3,7 %)

 

Principales difficultés ressenties dans le travail à l’AP-HP

 

(trois réponses possibles par participant)

  • Problèmes logistiques                         169 réponses (60%)
  • Glissement de tâches                         166 réponses (59 %)
  • Salaire peu attractif                            127 réponses (45 %)
  • Difficultés à recruter                            86 réponses (31 %)
  • Manque de reconnaissance à l’AP-HP     76 réponses (27 %)
  • Problèmes d’informatique                     69 réponses (24,7 %)
  • Problèmes de locaux                            56 réponses (20,6 %)
  • Gardes insuffisamment payées              35 réponses (12,5 %)
  • Difficultés à prendre des responsabilités 23 réponses (8,5 %)
  • dans son service

 

D. Perception de l’évolution de la situation à l’AP-HP depuis trois ans

 

 

Perception globale de l’évolution de la situation

à l’AP-HP depuis trois ans

 

(entre 0 : aggravation et 5 : amélioration)

  • moyenne                                       2,3
  • variance                                        0,9

Perception globale de l’évolution de la situation du praticien

à l’AP-HP selon le statut

 (entre 0 : aggravation et 5 : amélioration, réponses sur une

échelle visuelle analogique entre 0 et 5)

  • PU-PH                      2,1
  • PH                           2,3
  • MCU-PH                    2,4
  • Attachés                   2,4

Pas de différence significative.

 

Perception de l’évolution de la situation à

l’AP-HP selon la spécialité

 

(entre 0 : aggravation et 5 : amélioration)

 

  • Santé publique      3,2
  • Pharmacie             2,8
  • Médecine               2,3
  • Biologie                  2,3
  • Anesthésie              2,3
  • Chirurgie                 1,9
  • Radiologie                1,8

Différences non statistiquement significatives

 

Perception de l’évolution de la situation

à l’AP-HP selon l’âge

 

(entre 0 : aggravation et 5 : amélioration)

  • Plus de 60 ans      2,3
  • 50-60 ans             2,2
  • 40-50 ans             2
  • 30-40 ans              2 ,6
  • Moins de 30 ans     2,5   

 

Perception de l’évolution à l’AP-HP depuis 3 ans

selon l’âge d’une situation aggravée

  • Moins de 30 ans              50 % situation aggravée
  • 30-40 ans                       35% idem
  • 40-50 ans                       61 %
  • 50-60 ans                       72 %
  • Plus de 60 ans                 54 %

 

 

 

Perception de l’évolution à l’AP-HP selon la

spécialité d’une situation aggravée

  • Radiologie                         83 % situation aggravée
  • Chirurgie                           76 %
  • Médecine                           57 %
  • Anesthésie                         50 %
  • Biologie                              50 %
  • Pharmacie                          18 %
  • Santé publique                    25 %

 

Perception de l’évolution à l’AP-HP selon

le statut d’une situation aggravée

  • PU-PH                                 71 % situation aggravée
  • MCU-PH                              52 %
  • PH                                       51 %
  • Attachés                              41 %

E. Projets pour la suite de carrière

 

Envie d’être titularisé pour les non-titulaires

 

(entre 0 : pas du tout envie et 5 : très envie de rester à l’AP-HP)

  • moyenne                            3,3
  • variance                              1,8

 

Envie de rester à l’AP-HP pour les titulaires

 

(entre 0 : pas envie de rester et 5 : très envie de rester)

  • moyenne                             3,5
  • variance                              1,3

 

Envie d’être titularisé chez les non-titulaires

en fonction de l’âge

  • Moins de 30 ans                 Envie d’être titularisé    100 %                     
  • 30-40 ans                          Envie d’être titularisé    67,4 %
  • 40-50 ans                          Envie d’être titularisé    72,2 %
  • 50-60 ans                          Envie d’être titularisé    61 %
  • Plus de 60 ans                   Envie d’être titularisé    66 %

 

 

 

Envie d’être titularisé à l’AP-HP chez les

non titulaires selon la spécialité

 

  • Santé publique                 100 %
  • Pharmacie                        100 %
  • Biologie                             80 %
  • Chirurgie                           70 %
  • Médecine                           70 %
  • Radiologie                          50 %
  • Anesthésie                         22 %

 

Envie de rester à l’AP-HP chez les titulaires

selon le statut

  • PU-PH                                  89 %
  • MCU-PH                                76 %
  • PH                                        75 %
  • Attachés                                54 %

Envie de rester à l’AP-HP selon la spécialité

  • Pharmacie                         100 %
  • Biologie                              92 %
  • Anesthésie                         75 %
  • Chirurgie                            64 %
  • Médecine                            83 %
  • Radiologie                           50 %
  • Santé publique                    50 %

Envie de rester à l’AP-HP selon l’âge

  • Moins de 30 ans                 0 %
  • 30-40 ans                          70 %
  • 40-50 ans                          76 %
  • 50-60 ans                          83 %
  • Plus de 60 ans                   93 % 

Commentaires de la commission hospitalière :


Ces résultats identifient une situation déjà pressentie mais inquiétante.

Il n’existe pas de différence entre le ressenti des PH, des MCU-PH 

et des PU-PH.


Le niveau global de satisfaction est bas. Les principaux facteurs

de difficulté concernent le glissement de tâches et la logistique.

 

La Commission Hospitalière prend acte de cette enquête

aux conclusions relativement inquiétantes. Elle souhaiterait :

 

- une présentation de ces résultats aux instances de l’AP-HP

(directoire, CME) auprès du Président de la CME

et du Directeur Général,

 

- qu’un groupe de travail associant la DOMU

se mette en place pour donner

rapidement des réponses favorables

en termes d’attractivité.


Ces réponses devraient concerner en priorité les aspects

de glissement des tâches et de logistique.

Des réponses générales pourraient être proposées ainsi que des

réponses spécifiques sur certaines activités médicales et chirurgicales.

 

IV – Présentation des actions du SMHP


La communication se réalise à partir d’action concrètes

comme celles de l’enquête.

Une information doit parvenir à l’ensemble des

Praticiens Hospitaliers et PU-PH de l’AP-HP.

Cette information doit concerner les actions syndicales

et la tontine.

 

Une demande des adresses des praticiens va être faite : 

-  auprès des  présidents de collégiales,

- auprès de l’AP-HP (bureau du personnel médical)

 

V – Questions sur le Compte Epargne Temps.

Bertrand Guidet évoque la situation de Saint Antoine.

Depuis 2013 les médecins de l’AP-HP alimentent leur CET.

Ils peuvent demander une monétisation de ces CET.

Certains groupes hospitaliers ont limité le nombre de jours de CET.

Il s’agit des groupes hospitaliers Cochin et Pitié.

Les praticiens ne peuvent pas prendre plus de 5 jours de

CET hors temps additionnel.

 

Dans les hôpitaux comme Saint Antoine où les praticiens

demandent la monétisation du CET, une situation de blocage

est apparue entre les praticiens qui ont droit à ces CET

et les budgets hospitaliers qui risquent d’être impactés,

notamment en termes de révision des effectifs.

 

VI –Prochaine réunion

 

Sur la suite à donner de l’enquête et l’ensemble des autres questions,

une prochaine réunion de la Commission Hospitalière

aura lieu fin juin 2017. 

_______________________


15 janvier 2017.
Le SMHP vous adresse ses meilleurs voeux pour

l'année nouvelle

L'AP-HP a pris plusieurs décisions qui vont avoir un

impact sur la vie de ses praticiens.


Elle a adopté une charte du management de

l'équipe médicale. Cette charte a été validée

par la CME de l'AP-HP à l'unanimité. Elle pose

les bases d'une gestion aussi humaine

et respectueuse

que possible. 

Vous trouverez cette charte sur notre site.

Vous trouverez aussi le guide de l'entretien

annuel qui devra être proposé à 

chacun des médecins travaillant à

l'AP-HP.


 

http://smhparis.com/administration/compterendu.php


 

___________


9 septembre 2016

Assemblée générale du SMHP

Renouvellement du bureau du Syndicat


 Etaient présents dans la salle de réunion de l'institut

de cardiologie de la Salpêtrière :

Benveniste

Olivier

(médecine interne, la Pitié)

Capron

Loïc

(président sortant de la CME, consultant)

Cellier

Christo-phe

 (gastroentérologue,        HEGP,CME)

Crenn

Pascal

(nutrition, gastroentérologue, Raymond Poincaré)

Crickx

Béatrice

(dermatologue, Bichat)

Daugas

Eric

(néphrologue, Bichat)

Gompel

Anne

(gynécologue, Cochin)

Haulon

Sylvie

(gériatre, Emile Roux)

Hélénon

Olivier

(radiologue, Necker, CME)

Israël-Biet

Domini-que

(pneumologue, HEGP,CME)

Léger

Damien

(médecin du travail, Hôtel-Dieu)

Lejoyeux

Michel

(psychiatre, Bichat, CME, président du SMHP)

Lotz

Jean-Pierre

(oncologue, Tenon)

Martelli

Catheri-ne

(psychiatre, Paul Brousse)

Monsuez

Jean-Jacques

(chef de pôle, René Muret, bureau du SMHP)

Nion-Larmurier

Isabelle

(gastroentérologue, St Antoine, vice-présidente du SMHP)

Oppert

Jean-Michel

(nutrition, Pitié)

Richard

Christian

(réanimateur, Bicêtre, CME)

Saiag

Philippe

(dermatologue, Ambroise Paré)

Szekely

Carol

(gériatre, Bretonneau)

Teillet

Laurent

(gériatre, Ambroise Paré, vice-président du SMHP)

 

et Jean-Yves Artigou (cardiologue, René Muret, CME, secrétaire général du SMHP).

Et tous nos remerciements au Pr Isnard qui héberge notre Syndicat.

 

 

 Rapport moral du secrétaire général


Notre Syndicat a été particulièrement actif durant l’année 2015. Le 15 janvier, le Syndicat a tenu son assemblée générale au cours de laquelle la nouvelle Commission hospitalière a été installée. La commission a élu à l’unanimité son bureau : Michel Lejoyeux Président, Isabelle Nion-Larmurier et Laurent Teillet Vice-présidents, Béatrice Crickx Trésorière, Jean-Jacques Monsuez membre du bureau et votre serviteur Secrétaire général.

 

Nous avons reçu au cours de cette assemblée générale le nouveau Président de la CME, le Pr. Noël Garabédian. Le 16 avril, le Syndicat a tenu sa Commission hospitalière au cours de laquelle nous avons reçu les Prs Sadek Beloucif, Président de SNAM-HP et Roland Rymer, Président sortant du SNAM-HP. Le 15 septembre, le Bureau du SMHP a publié une motion de défense de nos collègues cardiologues hospitaliers et hospitalo-universitaires mis en cause notamment dans la presse. Dans un message de solidarité, le Syndicat s’est exprimé respectivement le 10 janvier et le 16 novembre, au décours des attentats terroristes de Paris.

 

Le 1er décembre, ont été proclamés les résultats de la CME centrale au cours de laquelle notre Syndicat soutenait une liste hospitalo-universitaire et une liste hospitalière. La liste des Hospitalo-universitaires soutenue par le Syndicat a été massivement élue, et nous  réfléchissons dès maintenant à mettre en place la meilleure stratégie pour améliorer l’impact de notre liste hospitalière aux prochaines élections. Le Syndicat a clairement et fortement soutenu la candidature de Noël Garabédian à la présidence de la CME et il se réjouit de son élection. 

 

Le Bureau du SMHP s’est réuni le 31 août et le 21 décembre.

 

L’année 2015 a également été l’occasion d’une collaboration toujours plus fructueuse et amicale avec l’Intersyndicat et c’est ici l’occasion de saluer amicalement le Dr Alain Faye le nouveau président.

 

Nous adressons nos remerciements les plus sincères au Pr Béatrice Crickx qui a assuré avec une grande efficacité la lourde charge de trésorière qu’elle quitte aujourd’hui.

 

L’expression de notre syndicat est une préoccupation permanente de notre président qui assure seul les lourdes charges de la communication et de l’organisation de notre syndicat. C’est notre président qui, seul, développe et actualise notre site internet de plus en plus visité et de plus en plus apprécié : permettez-moi en votre nom de lui exprimer notre amicale admiration et nos remerciements.

Jean-Yves Artigou

 

 

Michel Lejoyeux remercie à son tour au nom de l’ensemble des participants le Pr Crickx pour tout son travail accompli aux fonctions de trésorière. Il remercie également très chaleureusement le Pr Jean-Yves Artigou pour son intervention constante et irremplaçable à tous les temps de l’action du SMHP.

Le rapport moral est adopté à l’unanimité et le Pr J-Y Artigou est remercié par toute l’Assemblée Générale.


Rapport financier de la trésorière (B. Crickx)

 

Les comptes sont parfaitement à l’équilibre. La cotisation de 40 € réglée par 215 à 220 membres est stable depuis plusieurs années. Le Syndicat a versé cette année 1385 € à l’Intersyndicat. Il existe une inter-relation forte avec le trésorier de la tontine, le Pr Hubert Ducou Lepointe.

 

Le Président Michel Lejoyeux insiste sur l’intérêt de la tontine souvent mal connue par nos jeunes collègues et chacun s’accorde à reconnaitre l’intérêt d’améliorer encore l’information sur la tontine notamment auprès des jeunes.

 

 

Renouvellement d’une partie du bureau du SMHP

 

Le Pr Béatrice Crickx quitte le poste de trésorière et Michel Lejoyeux fait un appel à candidature pour lui succéder. Le Pr Laurent Teillet, actuel vice-président du Syndicat se porte candidat : il est élu à l’unanimité.

 

Un poste est donc ainsi libéré au sein du bureau qu’il conviendra d’attribuer à la prochaine réunion. Le Pr Bertrand Guidet a fait acte de candidature au bureau. Sa candidature au bureau du SMHP a été acceptée par l’ensemble des autres membres du bureau. Il est donné une réponse favorable à sa candidature. Elle est également validée par l’Assemblée Générale du SMHP. Le Pr Philippe Saiag fait lui aussi acte de candidature.  Le bureau le remercie de sa proposition et va vérifier avec les statuts du SMHP le nombre maximal de membres pour le bureau.

 

Nouvelle modalité d’élection de la Commission hospitalière


Le Président expose les modes de fonctionnement actuel basés sur des collèges fondés sur les tranches d’âge. Cette modalité trouve ses limites rapidement : certains collèges n’ont pas de candidat, d’autres en ont plusieurs. Il propose de ne considérer désormais qu’une seule liste électorale comprenant l’ensemble des votants, sans tenir compte des tranches d’âge de nomination.

 

Pour Loïc Capron, le principe de la tranche d’âge est utile pour bénéficier d’une répartition justement basée sur l’âge avec des jeunes candidats et éviter l’écueil de n’avoir que des candidats âgés. Il suggère de fusionner les listes électorales en fonction du nombre de candidats, de sorte à avoir un nombre de candidats homogènes par liste électorale. Cette proposition expose toutefois à avoir des représentations variables avec un nombre d’électeurs variable pour élire le même nombre de représentants…

 

Le Président réfléchira avec les membres du bureau et proposera à la prochaine Commission hospitalière une nouvelle modalité de règlement électoral.


Mise en place d’un groupe de huit à dix jeunes collègues pour lancer une nouvelle dynamique du SMHP

 

Michel Lejoyeux rappelle que la mobilisation de jeunes collègues est un enjeu majeur pour le Syndicat. Un groupe de huit à dix jeunes pourrait être identifié, praticiens motivés à la fois par le Syndicat et la CME qui pourraient représenter le Syndicat aux élections de la prochaine CME.

 

Pour les désigner, les propositions de la Commission hospitalière sont importantes, ainsi que celles des différentes collégiales qui seront contactées, permettant par ce principe une représentation équilibrée par discipline. Le bureau du SMHP recevra toutes les propositions et il lancera un appel à candidatures auprès de l’ensemble des collégiales. Il joindra aussi les Présidents de CMEL pour des collègues représentatifs de leur site hospitalier. Georges Sebbane est motivé pour participer aussi à l’identification et la mobilisation des collègues dans ce sens.


Autres actions du SMHP

 

 Avis possible du SMHP sur la révision des effectifs


La révision des effectifs pourrait être un thème majeur d’implication du SMHP. Le syndicat des chirurgiens transmet un avis sur la révision des effectifs de PH. Mais le nombre de poste de PH en chirurgie est plus réduit que les postes de médecine. Une hypothèse serait que le SMHP transmette un avis et affirme une défense des demandes de postes de médecins choisis. Cependant, la révision des effectifs est de plus en plus décentralisée, se faisant de plus en plus dans les GH et cela impliquerait une décentralisation de la démarche syndicale. Si le Syndicat s’engage dans cette démarche, il ne le fera qu’en accord avec les collégiales de médecine et avec les présidents de CME locales.

 

Liens d’intérêt

 

Michel Lejoyeux a interrogé en CME le directeur général sur ce thème en observant que si la transparence est nécessaire dans ce domaine, il ne faut pas qu’elle bloque les initiatives. Un débat s’engage au cours duquel il est observé que les liens d’intérêt ne se limitent pas aux intérêts financiers et chacun s’accorde à craindre que le balancier n’aille trop loin dans le sens de la contrainte. Le Syndicat reste vigilant sur cette thématique qui concerne directement la vie des praticiens.

  

Attractivité des postes hospitaliers

 

L’attractivité des postes pour les médecins à l’AP est une préoccupation majeure des membres présents. On observe une fuite des médecins dans pratiquement toutes les spécialités. Les motifs de cette « fuite » des médecins sont multiples. La question des salaires est importante de même que celle des conditions de travail et de l’intérêt du travail. Il serait utile que le Syndicat recense auprès des collégiales le niveau manque en médecin par discipline. Olivier Hélénon observe que le manque d’attractivité peut revêtir un aspect insidieux. Il cite l’exemple de la radiologie pour laquelle les postes sont tous pourvus mais avec une rotation des postes extrêmement importante, correspondant aux départs quasi-annuels vers le secteur privé. Ce turn-over à l’intérieur des spécialités constitue également un indicateur de manque d’attractivité.


L’attractivité repose pour beaucoup sur les activités intellectuelles comme la recherche (Jean-Jacques Monsuez) mais on peut craindre le moment où le secteur libéral sera compétitif dans ce domaine (Michel Lejoyeux). Les différentes collégiales de médecine seront contactées pour un inventaire de la situation actuelle et des prévisions. Un inventaire et une proposition d’action pourront être réalisés auprès des CMEL.

 

Défense du service hospitalier public

 

Dans une période politique pré-éléctorale, le SMHP se fera l’écho des différents engagements et réflexions dans le domaine.


Compte rendu rédigé par le Pr Jean-Yves Artigou. Secrétaire Général du SMHP

Au nom du bureau du syndicat

Michel Lejoyeux président

Isabelle Nion Larmurier, vice-présidente

Laurent Teillet, trésorier

Jean-Jacques Monsuez

Bertrand Guidet

 

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7 juin 2016. Après l'élection de la nouvelle CME et de son Président, le Syndicat réorganise son bureau et prépare ses prochaines réunions

La dernière réunion de la CME de l'AP-HP a concerné des questions qui impactent particulièrement la vie quotidienne des médecins. L'une de ces réflexions particulièrement "concernantes" est le rapport présenté par le Directeur Général sur les liens d'intérêt, les conflits d'intérêt et leur prévention.


Le SMHP a soutenu la clarification des liens et conflits d'intérêt. Il s'est fait l'écho des inquiétudes de ses membres hospitaliers et hospitalo-universitaires quant au maintien:

- des départs en congrès

- de la réalisation des actions dites accessoires.


Le SMHP a été rassuré par les informations transmises. Il restera à l'écoute de ses mandants et souhaiterai être associé aux discussions et réflexions sur la mise en place des structures de contrôle de ces activités.


Le SMHP est à l'écoute de vos commentaires et réactions sur cette question



21 décembre 2015 Communiqué de l'Intersyndicat

 

L’intersyndicat des médecins, chirurgiens, spécialistes et biologistes des hôpitaux de Paris a appris la disparition brutale d’un de ses membres le professeur Jean Louis Megnien dans des circonstances tragiques. Il adresse à son épouse, ses enfants, sa famille et à l’ensemble des collègues qui l’ont connu et apprécié toute sa compassion et ses condoléances.


 

L’intersyndicat des médecins, chirurgiens, spécialistes et biologistes des hôpitaux de Paris tient à rappeler à cette triste occasion son implication constante auprès de la CME de l’ AP-HP, présidée par le professeur Loïc Capron, dans la prévention et la prise en charge des risques psycho- sociaux touchant les personnels de santé et tout particulièrement les médecins.

 


L’intersyndicat des médecins, chirurgiens, spécialistes et biologistes des hôpitaux demande que la CME de l’ AP- HP, en relation avec les CME locales et la Direction Générale, considère le sujet des risques psycho- sociaux des personnels de santé et en particulier des médecins comme une priorité d’action dès le début de sa prochaine mandature et souhaite être étroitement associé aux travaux qu’elle ne manquera pas d’instruire à très court terme dans ce domaine.

 

 

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7 décembre 2015.

Remerciements du SMHP

 

Chères et chers Amies et Amis

 

 

 

Nous vous remercions très vivement du soutien et de la confiance que vous avez accordés à la liste des universitaires se présentant à la CME de l’AP-HP au titre du syndicat. Ces élus sont et resteront vos interlocuteurs privilégiés pour vous informer et relayer vos demandes et questions auprès de l’administration centrale de l’AP-HP.

 

 

 

Une tâche importante se présente à eux dans le cadre de la prochaine CME. Ils seront tous présents aux prochaines commissions hospitalières et vous pourrez échanger directement avec eux. Le Syndicat vous représentera et vous défendra pour tous les sujets de stratégie médicale de l’AP-HP et de questions statutaires. Il maintiendra le lien avec les collégiales de médecine et va identifier une manière plus visible de promouvoir les candidatures des praticiens hospitaliers qui lui ont fait confiance.

 

 

 

Le syndicat défendra une AP-HP unie et cohérente entre spécialités, entre sites hospitaliers et entre les hospitaliers et les universitaires.

 

 

 

A très bientôt

 

 

 

Avec toute notre amitié

 

 

 

 

Michel Lejoyeux Président du SMHP

 

Jean-Yves Artigou. Secrétaire Général

 

 


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16 novembre 2015.
Solidarité du SMHP 


Dans la suite des attentats qu'a subi notre pays et notre ville, le SMHP s'associe aux souffrances des familles et des victimes. Il rappelle sa défense du service public hospitalier garant de l'esprit de résistance et de civisme que chacune et chacun défend.


Le bureau du SMHP

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15 septembre 2015. Motion du bureau du SMHP

Défense des collègues hospitaliers et hospitalo-universitaires

 

Le Syndicat des Médecins des Hôpitaux de Paris défend depuis sa création

les collègues hospitaliers et hospitalo-universitaires dans leur exercice professionnel hospitalier.


Dans ce cadre, le Bureau du SMHP apporte son soutien à l'ensemble des collègues, notamment cardiologues, mis en cause publiquement la semaine dernière.


Il rappelle l'excellence de leur engagement universitaire et hospitalier pour l'hôpital public.


Il condamne les procédés consistant à mettre en cause nominativement et

publiquement des collègues sur la qualité et l'honnêteté de leurs travaux scientifiques

reconnus à l'échelon international.


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16 avril 2015. Commission Hospitalière du Syndicat

Invitation du Pr Sadek Beloucif et du Pr Roland Rymer

 

Etaient présents à notre dernière commission hospitalière,

dans la salle de réunions du Département de cardiologie

de la Salpêtrière:

 

Christophe Cellier (gastro-entérologie, commission hospitalière)

 

Eric Daugas (néphrologie, président de collégiale,

commission hospitalière)

 

Jean-Pascal Devailly (médecine physique et de réadaptation,

commission hospitalière)

 

Christian Funck-Brentano (pharmacologie)

 

Claire Georges-Tarragano (PASS,

présidente de collégiale,commission hospitalière)

 

Sylvie Haulon (gériatrie, présidente de collégiale,

commission hospitalière)

 

Dominique Israël-Biet (pneumologie, commission hospitalière)

 

Jean-Jacques Monsuez (médecine interne,

bureau SMHP, commission hospitalière)

 

Jean-Michel Oppert (nutrition, président de collégiale,

commission hospitalière)

 

Christian Richard (réanimation médicale,

Président Intersyndicat, commission hospitalière)

 

Remi Salomon (pédiatrie, commission hospitalière)

 

Georges Sebbane (gériatrie,

commission hospitalière, CME)

 

Laurent Teillet (gériatrie, commission hospitalière)

 

Yves Wolmark (gériatre, commission hospitalière)

 

Michel Lejoyeux (psychiatrie, Président du SMHP)

 

et Jean-Yves Artigou (cardiologie,

secrétaire général du SMHP, CME)

 

 

Invités : Sadek Beloucif (Président du SNAM-HP) et

Roland Rymer (Président de Convergences-HP)


1. Approbation du compte rendu de l’Assemblée

générale du 15 janvier 2015

 

Le compte rendu est approuvé à l’unanimité

 

 

2. Présentation des actions de

Convergences HP et du SNAM-HP

 

Le Président Michel Lejoyeux accueille les Professeurs Roland Rymer, Président de Convergences HP et Sadek Beloucif, Président du SNAM-HP.

Constitution des syndicats nationaux

 Le SNAM-HP est le plus ancien des syndicats des médecins des Hôpitaux regroupant depuis 1937 toutes les composantes de notre profession : médecins, chirurgiens, biologistes… Il est composé pour moitié de PU et pour moitié de PH. La CMH, Coordination médicale hospitalière, étant très proche du SNAM-HP, ces deux structures se sont réunies en Convergences HP. La représentativité de ces structures est de 83 % chez les PU-PH et de 50 % chez les PH.


 

Pour en savoir plus : http://www.snamhp.org/ ou

 

http://www.snamhp.org/communiques-snam-hp-syndicat_fr.html


Syndicats nationaux et loi de santé

Les avancées obtenues notamment par ces structures sont rappelées par les deux représentants syndicaux : la loi Santé qui vient d’être votée au Parlement comporte des aspects favorables aux médecins hospitaliers avec un rééquilibrage des pouvoirs en faveur de la CME.

Le directeur nommera le chef de pôle sur une proposition unique du Président de la CME alors que l’ancienne loi HPST lui imposait de choisir entre plusieurs noms.

Le service hospitalier est rétabli ainsi qu’une procédure de nomination des chefs de service.

La nomination des chefs de service requiert l’avis du chef de pôle.

Un dialogue interne aux pôles est rétabli avec l’établissement d’un règlement intérieur. Les médecins du Directoire sont nommés après avis médical et certains éléments du contrat de pôle sont améliorés.

La cohérence médico-administrative des pôles est défendue.

 

L’article 48 maintient la représentativité médicale au sein des commissions statutaires et des collèges de spécialités.

 

Les groupements hospitaliers de territoire ont une existence légale et un statut.

 

L’indépendance des médecins DIM est rappelée. Cette mesure a été validée entre autres par Christophe Segouin, membre de notre Syndicat, président du Syndicat des DIM et secrétaire général du SNAM-HP.

 

Des mesures en faveur de la démographie médicale avec assouplissement des conditions de prolongation de carrière et de cumul emploi-retraire pour les médecins qui le souhaitent apparaissent.

 

De dernières discussions ont lieu sur les amendements de cette loi de santé. Les collègues du Syndicat souhaitant y faire apparaître des points spécifiques peuvent joindre Christophe Segouin au SNAM-HP sgsnamhp@gmail.com  ou laisser un message sur le site de notre Syndicat le SMHP.

 

Négociations sur le temps de travail

Des négociations sont en cours portant notamment sur le temps de travail : travail posté, temps additionnel, sont en discussion. Elles s’orientent vers 80 % de temps clinique posté et 20 % de temps non posté ou d’intérêt général. Des médecins urgentistes discutent actuellement sur des bases financières qui, si elles étaient appliquées pour l’ensemble des spécialités, représenteraient le quart du déficit des hôpitaux en France. L’évolution vers un travail posté, compté à l’heure risque de changer la nature de l’exercice médical. Le temps médical sera géré comme une ressource humaine de l’hôpital avec une perte de sa spécificité. Cet enjeu stratégique est majeur pour le statut de médecin des hôpitaux hospitalier ou universitaire.

 

Pour Christian Richard, il n’est pas sain que les définitions de temps de travail et leur application dépendent des services administratifs des ressources humaines.

 

Cumul emploi retraite

Sadek Beloucif observe qu’entre 2015 (départs en retraite massifs) et l’effet positif estimé à 2020 de l’augmentation du numérus clausus, de nombreux praticiens partiront. Une souplesse dans les cumuls emploi-retraite est nécessaire pour permettre d’occuper des postes entre 2015 et 2020.

 

Echelons de progression des PH et consultanat

 Enfin, pour les praticiens hospitaliers, Sadek Beloucif milite pour que l’on passe de 17 à 7 échelons. Roland Rymer rappelle que le statut de consultanat ne coûte pas un sou à l’hôpital. Les postes de consultants sont hors TPER. Ce point n’est pas suffisamment connu et communiqué dans les hôpitaux. Le contingentement à 60 du nombre de consultants pour l’AP-HP n’est pas inscrit dans des textes. Il peut faire l’objet de négociations et les CME locales ou centrales peuvent rediscuter ce chiffre sans peser sur les finances hopitalières. Pour chaque consultant, l’AP-HP est intégralement remboursée par le budget de l’état. Sur une demande de Jean-Jacques Monsuez, il est précisé que les consultants ont, dans le cadre de leur exercice, parfaitement le droit de prescrire.

 

Un débat s’engage sur le recrutement des anciens PU après leur retraite comme praticien attaché au premier échelon. Ceci doit être également discuté au sein des hôpitaux. L’exemple de Marseille est cité où ils sont recrutés au treizième échelon.


Tontine et abondement de la retraite par l’hôpital

Enfin, l’intérêt de la tontine est souligné. Chacune et chacun doit faire la promotion de cette action de solidarité gérée de manière bénévole. Elle permet une couverture moins chère et plus complète que les offres disponibles en privé. L’obtention récente de l’abondement sur la partie hospitalière pour les PU par les hôpitaux permet enfin la constitution d’une vraie retraite sur la part hospitalière des traitements des PU.


3. Nouvelles de la CME


Décret du 26 février 2015 relatif au temps de travail des internes

Jean-Yves. Artigou, président du groupe des internes à la CME, rappelle la situation : ce décret entre en vigueur au 1er mai 2015 et il redéfinit les obligations de service des internes en médecine en les découpant en dix demi-journées contre onze auparavant.

 

Huit demi-journées sont consacrées à leur stage, les deux autres demi-journées sont dédiées à la formation avec une demi-journée sous la responsabilité du coordonnateur et une autre de temps personnel laissée à l’appréciation de l’interne.


Si l’on considère une prise de garde hebdomadaire, l’interne se retrouve ainsi avec trois jours effectifs de formation dans son service d’accueil, ce qui est contraire aux intérêts de la formation des internes et source de désorganisation des services hospitaliers.

 

Les internes ne sont toutefois pas unis face à ce décret avec une divergence entre les internes du DES de médecine générale et ceux de spécialités. Des nuances existent également entre les spécialités postées et non postées, et entre les internes franciliens et ceux des régions.

 

Des initiatives visant à s’opposer à ce décret sont en cours : la FHF a récemment publié un communiqué exprimant son inapplicabilité ; les présidents de CME demandent un moratoire d’au moins six mois pour permettre aux services de s’organiser.

 

L’augmentation prévisible pendant un ou deux ans du nombre des internes du fait de l’augmentation du numérus clausus participera pour une petite part à compenser cette diminution du temps de travail. L’incorporation de certaines activités du service au sein du temps de formation peut aussi y participer, à l’initiative notamment des coordonnateurs de spécialité.

 

Eric Daugas avait attiré l’attention du Syndicat sur le sujet. Il rappelle que cette circulaire va supprimer dans certains services 20 à 30 % du temps médical. Il appelle à une réponse ferme du Syndicat et il recueille pour cela l’assentiment de la Commission Hospitalière. Georges Sebbane pointe au nom entre autres des gériatres les difficultés de l’application de cette circulaire.

 

Les conséquences négatives apparaissent à l’ensemble des participants et le Président Michel Lejoyeux propose la motion suivante au nom de la commission hospitalière :

 

« Le SMHP s’oppose à l’application du décret n°2015-225 du 26 février 2015 relatif au temps de travail des Internes le jugeant contraire aux intérêts de formation clinique des Internes et source de désorganisation des services hospitaliers. Le SMHP demande à ce que son application soit différée d’au moins un semestre le temps d’une indispensable concertation entre les différents acteurs et/ou que soit compensée la perte de temps médical (soins et formation). »


Il est demandé que cette motion soit diffusée le plus largement possible. Le SMHP se tient à la disposition des collègues qui souhaiteront s’impliquer plus directement sur le sujet.


Hôtel-Dieu

Au cours de la CME du 14 avril 2015, le projet médical de l’Hôtel-Dieu a été exposé et il s’en est suivi une présentation par Stanislas Chaussade du projet du groupe hospitalier. Les premiers éléments financiers provisoires du projet Hôtel-Dieu ont été communiqués par Mesdames Karine Chevrier (Défip ou Direction des finances) et Laurence Nivet, directrice du projet Hôtel-Dieu.

 

Le nouveau projet médical s’oriente vers la médecine ambulatoire, une hospitalisation de psychiatrie de 29 lits, un département d’épidémiologie, des activités de santé publique et d’économie de la santé universitaire, consultations médico-judiciaires, et également des locaux de congrès, l’école de chirurgie transférée du Fer à Moulin, des logements sociaux.

 

Le coût estimé autour de 160 millions d’euros est en principe compensé par la vente de l’Hôtel Scipion et du Fer à Moulin.

 

La CME a rejeté ce projet par 32 voix contre, 31 voix pour, et 1 abstention. L’avis de la CME est consultatif…


Continuez à suivre sur le site de la CME les actualités des réunions plénières et des bureaux et retrouvez les diaporamas présentés : http://cme.aphp.fr/

 

 

4.      Intersyndicat : Evolution


Christian Richard, Président de l’Intersyndicat informe la commission hospitalière sur l’actualisation de ses statuts. Le conseil d’administration comportera notamment 10 médecins : 6 membres du bureau SMHP (membres de droit) et 4 autres membres à déterminer parmi notre syndicat. Le Président Lejoyeux lance un appel à candidatures parmi nos membres de la commission hospitalière.

 

Michel Lejoyeux remercie chaleureusement Christian Richard pour son implication au sein de l’Intersyndicat et souligne l’intérêt d’y cotiser.

 

 Il s’inquiète d’une diminution récente des cotisations de nos jeunes collègues vers lesquels un effort tout particulier de communication doit être entrepris.

 

5. Prochaines élections à la CME.

 

Les prochaines élections des CME locales et centrales auront lieu en octobre et novembre 2015. Le Syndicat préparera à l’occasion de prochaine réunion une liste qu’il va constituer et soutenir. Il intégrera comme critères de choix des membres :

Leur implication dans la vie collective de l’institution (la CME restera une instance de discussion et d’expression forte de la parole médicale)

 

La cohérence entre le choix des collégiales et les motivations des collègues

 

La représentativité des disciplines et une parité entre hospitaliers et universitaires.


Jean-Yves Artigou. Secrétaire Général du SMHP


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15 janvier 2015. Le SMHP tient son assemblée

générale et réélit son bureau.



Etaient présents à l'Assemblée Générale :

 

 

Amoura

Zahir

(médecine interne,

commission hospitalière)

Baumgaertner

Isabelle

(oncologue,

commission hospitalière)

Cellier

Christophe

(gastroentérologue,

commission hospitalière)

Crickx

Béatrice

(dermatologie, CME,

Trésorière du SMHP)

Daugas

Eric

(néphrologue, président

de collégiale,

commission hospitalière)

Haulon

Sylvie

(gériatre, président de

collégiale, commission hospitalière)

Le Strat

Yann

(psychiatre,

commission hospitalière)

Leger

Damien

(médecine du travail,

commission hospitalière)

Lejoyeux

Michel

(psychiatre, président du SMHP)

Lotz

Jean-Pierre

(oncologue,

président de collégiale,

commission hospitalière)

Megarbane

Bruno

(réanimateur,

commission hospitalière)

Melchior

Jean-Claude

(nutrition,

commission hospitalière)

Monsuez

Jean-Jacques

(cardiologue,

commission hospitalière)

Nion-Larmurier

Isabelle

(gastroentérologue,

commission hospitalière)

Paillaud

Elena

(gériatre,

commission hospitalière)

Perlemuter

Gabriel

(hépatogastroentérologue,

commission hospitalière)

Richard

Christian

(réanimateur,

président de collégiale,

commission hospitalière, CME)

Richette

Pascal

(rhumatologue,

commission hospitalière)

Salomon

Remi

(pédiatre,

commission hospitalière)

Saiag

Philippe

(dermatologue,

commission hospitalière)

Sebbane

Georges

(gériatre,

commission hospitalière,

CME)

Teillet

Laurent

(gériatre,

vice président de collégiale,

commission hospitalière)

Vidal-Trecan

Gwenaëlle

(santé publique,

présidente de collégiale,

CME)

Wolmark

Yves

(gériatre,

commission hospitalière)

Yelnik

Alain

(MPR, président de collégiale,

commission hospitalière)

 

et Jean-Yves Artigou (cardiologue, président de collégiale, commission hospitalière, CME).

 

 

Le Président Michel Lejoyeux proclame les résultats et met en place la nouvelle commission hospitalière composée de :

 

Zahir

AMOURA

PU-PH médecine interne


Jean-Yves

ARTIGOU

PU-PH cardiologie

 

Yazid

BELKACEMI

PU-PH radiothérapie

 

Amine

BENYAMINA

PU-PH psy-addictologie

 

Jean-Claude

CAREL

PU-PH pédiatrie

 

Christophe

CELLIER

PU-PH gastroentérologie

 

Stanislas

CHAUSSADE

PU-PH gastroentérologie

 

Martine

COHEN-SOLAL

PU-PH rhumatologie

 

Emmanuelle

CORRUBLE

PU-PH psychiatrie

 

Béatrice

CRICKX

PU-PH dermatologie

 

Nicolas

DANTCHEV

PH psychiatrie

 

Eric

DAUGAS

PU-PH néphrologie

 

Jean-Pascal

DEVAILLY

PH mpr

 

Nicolas

DUPIN

PU-PH dermatologie

 

Anne

GOMPEL

PU-PH gynécologie

 

Sylvie

HAULON

PH gériatrie

 

Dominique

ISRAEL-BIET

PU-PH pneumologie

 

Yann

LE STRAT

MCU-PH psychiatrie

 

Damien

LEGER

PU-PH physiologie

 

Michel

LEJOYEUX

PU-PH psy-addictologie

 

Bruno

MEGARBANE

PU-PH réanimation

 

Jean-Claude

MELCHIOR

PU-PH nutrition

 

Benoit

MISSET

PU-PH réanimation

 

Jean-Michel

MOLINA

PU-PH infectiologie

 

Jean-Jacques

MONSUEZ

PH médecine interne

et cardiologie

 

Jean-Jacques

MOURAD

PU-PH médecine interne

 

Isabelle

NION-LARMURIER

PH gastroentérologie

 

Jean-Michel

OPPERT

PU-PH nutrition

 

Elena

PAILLAUD

PU-PH médecine interne

 

Gabriel

PERLEMUTER

PU-PH gastroentérologie

 

Christian

RICHARD

PU-PH réanimation

 

Pascal

RICHETTE

PU-PH rhumatologie

 

Philippe

SAIAG

PU-PH dermatologie

 

Remi

SALOMON

PU-PH néphrologie

 

Georges

SEBBANE

PH gériatrie

 

Carol

SZEKELY

PH gériatrie

 

Laurent

TEILLET

PU-PH gériatrie

 

Gwenaelle

VIDAL-TRECAN

MCU-PH sante publique

 

Yves

WOLMARK

PH gériatrie

 

Alain

YELNIK

PU-PH mpr

 

 

 

Election du nouveau bureau

 

L’Assemblée générale élit à l’unanimité son nouveau bureau :

 

  • Président : Michel Lejoyeux (psychiatrie – addictologie, hôpital Bichat) ;
  • Secrétaire général : Jean-Yves Artigou (cardiologie, hôpital René Muret) ;
  • Vice-présidents : Isabelle Nion-Larmurier (gastro-entérologie, hôpital Saint Antoine) ; Laurent Teillet (gériatrie, hôpital Sainte Perrine) ;
  • Trésorière : Béatrice Crickx (dermatologie, hôpital Bichat) ;
  • Membre du Bureau : Jean-Jacques Monsuez (médecine interne et cardiologie, hôpital René Muret).

Le Président Lejoyeux rappelle les principaux objectifs du syndicat :

  • inciter les différentes collégiales de spécialité à peser sur les décisions médicales de l’AP-HP et à proposer des stratégies visibles et si possible communes et consensuelles,
  • informer les praticiens de l’AP-HP du fonctionnement des instances que sont le Directoire de l’AP, la Commission médicale d’établissement,
  • conserver un lien étroit avec la CME.
  • favoriser la représentation des Praticiens hospitaliers avec un Bureau et des assemblées visant à la parité hospitaliers et hospitalo-universitaires.

Plus que jamais la nécessité d’un projet médical concerté se fait jour avec une association à ce projet de l’ensemble des soignants de l’hôpital public.

 

Réunion de la Commission hospitalière du SMHP

 

Invitation du Pr Noël Garabédian

Michel Lejoyeux accueille le Pr Noël Garabédian, chirurgien ORL à Necker, membre du Directoire de l’AP-HP. Noël Garabédian introduit son propos en racontant que sa carrière a commencé comme aide-soignant et qu’il a ainsi connu tous les aspects du fonctionnement de l’AP-HP. Il évoque aussi sa présidence de CCM à Trousseau et son rôle de conseiller du ministre Jacques Barrot.

 

Il rappelle la constitution du Directoire :

  • le Président est le Directeur général (M. Hirsch),
  • Vice-président : le Président de la CME : L. Capron ; Il existe également un Vice-président Recherche : B. Fontaine.
  • le représentant des Doyens d’Ile-de-France : B. Schlemmer,
  • la Vice-présidente de la CME, A. Gervais, est invitée permanente.

 

Il s’y ajoute pour le siège : K. Chevrier (DEFIP), C. Welty (DOMU), la Secrétaire générale : A. Verdier, et le Directeur de cabinet du Directeur général : G. Cotellon, ainsi que M. Vasmann représentant les personnels soignants, A. Mallat représentant les présidents de CME locale et un directeur représentant les directeurs de GH : P. de Wilde.

 

Il y a eu deux directeurs généraux durant la présente mandature : M. Faugère puis M. Hirsch, avec une constitution différente du directoire, puisque les changements de directeurs généraux amènent à renouveler le directoire.

 

N. Garabédian rappelle la modification d’intitulé et de directeur chargé au siège de la politique médicale : la DPM devient DOMU.

 

L’ordre du jour est préparé par le Directeur de cabinet et le Directeur général avec consultation du Président de la CME. Les ordres du jour des directoires sont communiqués très tardivement, quelques jours, voire 48 heures avant les réunions qui se tiennent un mardi sur deux. C’est parfois l’occasion de prendre des décisions rapides sur des problèmes particulièrement importants ou de faire le point sur une spécialité comme l’urologie. Le Président de la CME Loïc Capron a fait exclure de ces réunions les diaporamas qui orientaient trop les décisions et limitaient les débats.

 

G. Sebbane, ancien membre du Directoire, confirme ces propos, regrette également le caractère trop tardif de la diffusion de l’ordre du jour par rapport aux réunions du Directoire et souligne l’importance de la cohésion médicale dans les discussions avec l’administration.

 

En réponse à une question d’Eric Daugas, N. Garabédian précise que l’articulation entre la CME et la DOMU est scrutée de façon très attentive par le Président de la CME qui met en place des commissions mixtes permettant à chacune des deux composantes de pouvoir s’exprimer au sein d’une même commission.

 

Le Directoire a un rôle d’écoute, parfois décisionnaire, toujours d’alerte.

 

N. Garabédian insiste sur l’importance pour nos collègues de respecter le circuit traditionnel de la représentation : CME notamment. A l’inverse, les contacts directs des collègues sur l’administration sont très négatifs, sources de division au sein de notre communauté médicale.

 

Michel Lejoyeux s’interroge sur la meilleure façon pour le syndicat, regroupement des collégiales, de faire passer un message et sur l’aide potentielle qu’il peut apporter.

 

Pour N Garabédian, la réflexion préalable que proposent les collégiales et notre syndicat permet de faire remonter des éléments discutés,consensuels qui, de ce fait, sont extrêmement écoutés.

 

Sans doute, il serait utile d’améliorer notre communication médicale perfectible mais il s’agit là d’un art très particulier qu’il faut pouvoir bien maitriser.

 

N. Garabédian insiste à ce sujet sur la qualité du site internet de la CME qui, sous l’impulsion du Président Loïc Capron, s’enrichit sans cesse avec une nouvelle présentation et un contenu extrêmement riche, et très régulièrement actualisé.

 

 

Jean-Yves Artigou

 

Secrétaire général

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10 janvier 2015: Message du Président du SMHP


Chères et chers Amies et Amis. Le drame que nous vivons tous , de Charlie Hebdo à Vincennes, en tant que médecins et aussi citoyens ne peut que nous rassembler.


A titre personnel et au nom du Syndicat, je me permets de vous dire toute ma solidarité avec le mouvement qui s'annonce demain dans les rues de Paris. 


Il n'est pas dans ma mission de vous donner consigne ou conseils. Notre Syndicat ne fonctionne pas sur ce mode. Simplement je souhaite vous faire partager mon envie que chacune et chacun d'entre vous participe au mouvement de résistance qui s'engage contre les menaces et les attaques racistes et terroristes que nous subissons de plein fouet.


Je vous transfère également le message du Directeur Général de l'AP-HP.


Solidairement vôtre


Michel Lejoyeux.

Président du SMHP

 

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